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  • Sénèque stoïcien le plus lu oeuvre de moraliste théâtre

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    biographie seneque ... Sénèque (v. 4 av. J.-C.-65 apr. J.-C.), philosophe stoïcien, homme d'État et célèbre écrivain romain qui fut le précepteur de Néron.

  • Sénèque le Jeune - Wikipédia

    Sénèque (en latin Lucius Annaeus Seneca) est né vers 4 av. J.-C. et mort le 12 avril 65 ap. J.-C. Il fut un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État ...

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Sénèque

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Plan de l'article
1

Présentation

Sénèque (v. 4 av. J.-C.-65 apr. J.-C.), philosophe stoïcien, homme d'État et écrivain romain qui a été le précepteur de Néron.

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Dans le tumulte des affaires de l’État

Né à Cordoue, en Espagne, Sénèque, de son nom latin Lucius Annaeus Seneca, est le fils du rhétoricien romain Marcus Lucius Annaeus Seneca, connu sous le nom de Sénèque le Père ou Sénèque le Rhéteur. Sénèque reçoit à Rome une éducation très poussée en rhétorique et en philosophie ; il est influencé par les enseignements des stoïciens, dont il développe plus tard les doctrines. Très malade, il passe six années en Égypte pour s’y refaire une santé (25-31 apr. J.-C.).

Orateur brillant, il remplit à son retour les fonctions d'avocat, puis de questeur, mais son talent l'expose à des jalousies. À la suite d’intrigues à la cour, orchestrées par l’impératrice Messaline, il est accusé d’adultère avec Julia Livilla, une des sœurs de Caligula, et il doit s'exiler en Corse en 41. Ses premières œuvres philosophiques, les Consolations à Marcia (v. 39-40), une femme qui vient de perdre son fils, Helvia (42), sa mère affligée, éloignée de son fils en exil en Corse, et Polybe (43-44), un affranchi qui vient de perdre son frère, datent de cette période. Sénèque y prêche à ses proches éprouvés par le sort une résistance morale faite de courage, d’indifférence voulue et de rigueur.

En 49, rappelé à Rome, Sénèque devient préteur et Agrippine le nomme précepteur de Néron, le fils adoptif de l'empereur Claude, âgé alors de treize ans. À la mort de Claude en 54, Néron devient empereur ; Sénèque diffuse peu après une satire mordante (Transformation en citrouille du dieu Claude) où l’on voit le défunt empereur métamorphosé en citrouille. La décence et la modération avec lesquelles Néron gouverne pendant les cinq premières années de son règne sont certainement dues à l'éducation et aux conseils prodigués par Sénèque, devenu le véritable régulateur de la politique impériale, aux côtés de Sextus Afranius Burrus, préfet romain du prétoire.

En 59, Néron fait assassiner sa mère Agrippine, tandis que Burrus meurt mystérieusement en 62. Après ce décès, Sénèque perd toute son influence sur l'empereur. Il demande à Néron la permission de se retirer des affaires, mais l’empereur refuse. La grande richesse qu'il a accumulée suscite peut-être la jalousie de ce dernier qui essaie, en vain, de le faire empoisonner. Retiré du monde, Sénèque décide de se consacrer à l'étude philosophique et à l'écriture ; mais en 65, il se trouve impliqué dans une conspiration contre Néron menée par un personnage issu de la plèbe, Caius Calpurnius Pison ; il est contraint de s'ouvrir les veines sur ordre de l'empereur.

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Les « dialogues »

Les « dialogues » (Dialogorum libri XII) sont des écrits moraux dont le développement ne s’interrompt que pour laisser entendre les objections d’un interlocuteur imaginaire. Ils représentent la part la plus importante de l’œuvre de Sénèque. Il y plaide avec ardeur la cause de la vertu, en des termes profondément humains, loin de tout dogmatisme. De la colère (41), dédié à Novatus, frère de Sénèque, étudie cette passion essentiellement sous l’angle du pouvoir. De la clémence (v. 56), dédié à Néron au début de son règne, loue cette vertu exercée idéalement par le bon souverain. De la brièveté de la vie (49), adressé à Paulinus, beau-père de Sénèque, expose l’idée que pour échapper à l’angoisse et trouver le bonheur, il faut se consacrer à la sagesse et éviter de gaspiller son temps en activités stériles. De la tranquillité de l’âme (v. 53-54), dédié à son jeune ami Annaeus Serenus, analyse l’état d’insatisfaction et lui oppose le calme du sage stoïcien. De la constance du sage (v. 55), à nouveau dédié à Serenus, trace le portrait du sage maître de sa sensibilité, indifférent même aux outrages. Du bonheur (v. 58), affirme que celui-ci, loin de résider dans les objets et les plaisirs, est un bien de l’âme auquel on accède en vivant selon la raison et la vertu. Des bienfaits (v. 59-60) aborde notamment la question des rapports entre maîtres et esclaves — la qualité d’esclave, selon Sénèque, est un accident ou une convention, non un fait de nature. Du loisir (62), troisième dialogue dédié à Serenus, loue les bienfaits de la retraite et de la méditation. Enfin, De la providence (63), adressé à Lucilius, un ami de Sénèque procurateur en Sicile, pose le problème du mal dans le monde.

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Lettres à Lucilius

Sénèque est également célèbre pour ses Lettres à Lucilius (62-65), dans lesquelles il synthétise à travers son expérience, dans un ensemble de cent vingt-quatre lettres adressées à son ami cher, ses grandes idées sur des questions politiques, mais surtout morales, philosophiques et personnelles. Sénèque fait œuvre de directeur de conscience : l’enjeu est de guider Lucilius sur le chemin de la sagesse ; la lecture de ces lettres laisse cependant transparaître la grande difficulté qu’il éprouve lui-même pour accéder aux voies de la sérénité. Profondes et humaines, les Lettres à Lucilius sont l'une des œuvres du philosophe les plus lues encore aujourd'hui.

Les discours et plusieurs des travaux scientifiques de Sénèque ont été perdus, mais il nous reste sept ouvrages de Questions naturelles, commencés en 62 et dédiés également à Lucilius. Ils regroupent des études de phénomènes naturels relevant des quatre éléments, pour lesquels le philosophe admet une causalité physique. Mais l’ensemble de ces phénomènes obéit, selon lui, à un ordre émanant de Dieu, ce qui laisse place à la divination.

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