Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Proust, Marcel et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Proust, Marcel

Résultats avec Windows Live® Search

  • Marcel Proust - EVENE

    Marcel Proust , Proust Marcel - Ecrivain français. Découvrez la biographie de Marcel Proust, ainsi que des anecdotes, des citations de Marcel Proust, des livres de Marcel Proust ...

  • Marcel PROUST, l'Album.

    Un hommage à Marcel Proust dans un Album de photographies recomposées. ... Marcel Proust, après Franz Kafka, reçoit à son tour un hommage légèrement... "décalé".

  • Marcel PROUST

    Balades avec Proust à Trouville > Marcel PROUST à Paris > Marcel PROUST Illiers-Combray > Balades avec Proust à Paris (5) De l’île Saint-Louis au quai d’Orsay > 1ère ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Proust, Marcel

Article
Médias
Marcel ProustMarcel Proust
Plan de l'article
1

Présentation

Proust, Marcel (1871-1922), écrivain français, qui s’est efforcé, par l’écriture, d’atteindre la substance du temps pour se soustraire à sa loi et ainsi tenter de saisir l’essence d’une réalité enfouie dans l’inconscient et « recréée par notre pensée ».

2

Jeunesse et premiers écrits

Né à Paris d’un père médecin et d’une mère issue de la haute bourgeoisie juive, Proust grandit à Paris et à Illiers, village de la Beauce dans lequel il passe la plupart de ses vacances. Très jeune, il se met à fréquenter les milieux mondains de la capitale et à écrire en dilettante. Ses premiers textes paraissent dans le Banquet, revue qu’il a fondée avec des camarades du lycée Condorcet, ainsi que dans la Revue blanche. En 1895, il entreprend la rédaction d’un roman autobiographique, Jean Santeuil (posthume, 1952), puis publie un recueil de nouvelles, d’essais et de vers, les Plaisirs et les Jours (1896), accompagné d’une préface d’Anatole France. Sa vie oisive se partage alors entre les plaisirs du monde, la lecture et l’écriture. Admirateur du critique d’art et sociologue anglais John Ruskin, il traduit plusieurs de ses œuvres dont la Bible d’Amiens, en 1903, et Sésame et les Lys, en 1906. À la même période, Proust est profondément éprouvé par la mort de son père (1903), puis par celle de sa mère (1905), à qui il vouait une véritable adoration. À partir de 1908, il se terre dans sa chambre aux murs tapissés de liège pour mieux préserver sa solitude, et entame une vie érémitique consacrée à sa seule œuvre.

3

Genèse et publication de À la recherche du temps perdu

Marcel Proust propose successivement — sans succès — son Contre Sainte Beuve, un essai entremêlant réflexions de critique littéraire et pages de fiction, à plusieurs maisons d’édition. Il reprend alors le manuscrit, y introduit des épisodes nouveaux, et transforme la conclusion initiale du récit, qui devait être un essai d’esthétique, en une description de la matinée à Guermantes, qui occupe aujourd’hui la moitié du Temps retrouvé. Ainsi étoffée, la première partie du manuscrit, intitulée Du côté de chez Swann, finit par être éditée à compte d’auteur en 1913, amputée d’un passage, qui se situe, dans la version définitive, au début de À l’ombre des jeunes filles en fleurs. En 1914, la mort accidentelle d’Alfred Agostinelli, avec qui il avait une liaison depuis 1907, laisse Proust en proie à un immense chagrin. La douleur provoquée par la perte de cet être cher, qui lui inspire en partie le personnage d’Albertine dans la Recherche, est également à l’origine de la rédaction de la Prisonnière et de Albertine disparue. Dorénavant et jusqu’à sa mort, pressé par la maladie qui le ronge, Proust ne cessera de remanier ses textes, corrigeant les cahiers déjà écrits, les complétant (ces ajouts composent des pans entiers de l’œuvre actuelle), et se préoccupant de la publication de la Recherche. Reprenant à Grasset les droits de Du côté de chez Swann pour le publier à la Nouvelle Revue française, il fait paraître en 1919 À l’ombre des jeunes filles en fleurs, qui lui vaut le prix Goncourt, puis les deux tomes du Côté de Guermantes (1920 et 1921) et ceux de Sodome et Gomorrhe (1921 et 1922). L’ensemble est achevé, mais les derniers volumes ne seront publiés qu’après sa mort (le 18 novembre 1922, il meurt des suites d’une bronchite, aggravée par son asthme chronique) : la Prisonnière en 1923, Albertine disparue en 1925, le Temps retrouvé en 1927, Jean Santeuil, son roman de jeunesse, qui est en quelque sorte l’ébauche de la Recherche, seulement en 1952 et Contre Sainte-Beuve en 1954.

Voir À la recherche du temps perdu.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft