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Plan de l'article
Présentation ; Historique ; Vidéo institutionnelle ; Vidéo reportage ; Vidéo domestique ; Vidéo numérique ; Vidéosurveillance ; Imagerie scientifique ; Visiophone ; Webcam
vidéo (du latin video, « je vois »), technique de transformation d’images animées en signaux électriques (signaux vidéo), destinée à permettre leur diffusion ou leur enregistrement.
Les techniques de transformation d’images animées en signaux électriques sont connues depuis la fin du XIXe siècle : en 1899, le physicien allemand Zenneck fabrique la première caméra à tube sous vide, et en 1911, apparaît le tube cathodique, issu des recherches du Russe Boris Rosing. La conjugaison de ces expériences diverses aboutit à la naissance de la télévision — souvent confondue avec celle de la vidéo. Cependant, de 1927, date de la première émission publique produite par la BBC, jusqu’à la fin des années quarante, la télévision reste cantonnée à la transmission d’images en direct, faute de procédés d’enregistrement. Les premiers systèmes expérimentaux d’enregistrement / lecture électronique d’images sur bande magnétique utilisent des techniques empruntées à celles du son. Mais ces appareils consomment d’énormes quantités de bande, pour un résultat à peine satisfaisant. En effet, le signal vidéo étant composé d’une quantité d’informations plus de trois cents fois supérieure à celui du son (bande passante dépassant les 6 Mhz contre 20 Khz en audio), il nécessite des vitesses de défilement beaucoup plus élevées — jusqu’à 914 cm par seconde. En 1956, pour pallier les problèmes de décalage horaire lors de la diffusion des journaux télévisés aux États-Unis, Ampex crée le magnétoscope à bande de deux pouces (1 pouce équivalant à 2,54 cm), fondé sur une technologie d’enregistrement / lecture radicalement différente. Plutôt que de suivre le sens de défilement de la bande, le signal se retrouve retranscrit perpendiculairement à celle-ci, grâce à un tambour tournant à grande vitesse (14 000 tours par minute) équipé de quatre têtes d’enregistrement / lecture montées sur sa circonférence. Ce système, appelé quadruplex, permet de coucher de nombreuses pistes vidéo sur un espace restreint, ce qui réduit considérablement la vitesse de défilement de la bande (38 ou 29 cm par seconde). Très vite, le magnétoscope s’impose comme un outil de montage et de production indispensable. À son utilisation vient se greffer toute une série d’équipements offrant de nombreuses possibilités de truquages et de manipulations électroniques de l’image. La vidéo, dans sa conception actuelle, vient de naître et commence à se démarquer du cinéma en proposant de nouvelles méthodes de travail. Dorénavant, les effets spéciaux peuvent s’apprécier quasiment en temps réel, contrairement au cinéma qui, du fait de son procédé photochimique d’enregistrement, requiert un inévitable passage en laboratoire. Pendant une décennie, l’usage de la vidéo, qui nécessite un matériel extrêmement lourd et coûteux, se restreint à la télévision. À partir de 1965, tout change. Sony invente le Portapack, constitué d’une caméra portable reliée à un magnétoscope noir et blanc utilisant une bande de ½ pouce. Sa technologie diffère du système quadruplex par son balayage oblique, et non plus perpendiculaire. Il est appelé balayage hélicoïdal, et est encore en usage de nos jours. Sa facilité d’utilisation et son coût moindre rendent le Portapack accessible aux artistes et aux groupes politiques d’opposition, qui l’utilisent comme outil de contre-culture. Ainsi, aux États-Unis, il devient le porte-parole des minorités, leur permettant une participation active aux mouvements contre la guerre du Viêt Nam ou contre le racisme, sous la forme de témoignages.
En 1972, grâce à l’apparition d’un nouveau standard, le U-Matic, qui utilise une bande de ¾ pouce enfermée dans un boîtier, la vidéo s’introduit dans les entreprises et dans les établissements publics. Elle sert de support pédagogique, d’organe d’information ou de document promotionnel et adopte le nom de vidéo institutionnelle. Avec la couleur, naît l’ère de la communication interne.
Parallèlement, la légèreté des équipements professionnels rend le matériel vidéo de plus en plus mobile. À partir des années soixante-dix, la vidéo supplante la pellicule 16 mm dans l’univers du reportage d’actualité. D’abord composée d’une caméra reliée à un magnétoscope portatif, l’unité de tournage s’allège au fur et à mesure que se réduit la taille des cassettes, jusqu’à l’avènement du Caméscope où, en un seul appareil, sont associés les deux éléments. La Bétacam, qui emprunte son nom au format qui lui est associé, apparaît en 1985 et devient le partenaire idéal du journaliste reporter. L’image n’est plus enregistrée par l’intermédiaire d’un tube, mais par celui de capteurs CCD (cellules à transfert de charge), beaucoup plus sensibles et surtout moins fragiles. Le signal vidéo adopte la norme 4.2.2, structure de répartition séparée de la luminance et de la chrominance, imposée par les constructeurs pour distinguer le matériel broadcast (terme générique du matériel professionnel).
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