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Résultats avec Windows Live® Search Waldeck-Rousseau, PierreArticle
Plan de l'article
Présentation ; « Un républicain modéré, mais non modérément républicain » ; Un président du Conseil fédérateur ; Un anticlérical non virulent
Waldeck-Rousseau, Pierre (1846-1904), homme politique français, président du Conseil de la IIIe République entre 1899 et 1902. Issu de la bourgeoisie nantaise, Pierre Waldeck-Rousseau devient avocat d’affaires d’abord à Rennes, puis à Paris où il se fait bientôt connaître pour ses plaidoiries — notamment lors de sa défense de Gustave Eiffel, durant l’affaire de Panamá (mars 1893).
Dans la lignée de son père (député sous la IIe République, en 1848), il entre à la Chambre en 1879 et siège dans les rangs de l’Union républicaine (1879-1889). S’il est un républicain modéré, selon sa propre formule, il n’est pas modérément républicain. Effectivement, Waldeck-Rousseau incarne un républicanisme social volontariste. Sa première préoccupation est la classe ouvrière à laquelle il veut offrir une meilleure législation sociale. Ministre de l’Intérieur de Léon Gambetta (1881-1882), puis de Jules Ferry (1883-1885), il attache son nom à la loi du 22 mars 1884 qui légalise les syndicats — un des textes fondateurs du régime des libertés républicaines.
Le caractère réputé peu avenant de Waldeck-Rousseau n’entrave pas sa carrière politique. Il devient sénateur de la Loire (1894-1904), avant d’être appelé par Émile Loubet à la présidence du Conseil, le 22 juin 1899. Dans une France agitée par les remous de l’affaire Dreyfus et par une forte tension sociale, il donne alors la mesure de son talent.
Pour calmer les esprits et gouverner utilement, Waldeck-Rousseau compose un cabinet de coalition : ce Bloc des gauches rassemble des radicaux, des radicaux-socialistes et un socialiste, Alexandre Millerand ; dans le même esprit et espérant apaiser les tensions qui règnent au sein de l’armée, il donne le portefeuille de la Guerre au général Galliffet, « le fusilleur de la Commune ». Non seulement Waldeck-Rousseau constitue là le cabinet le plus long de la IIIe République, mais il gère adroitement la situation politique et sociale dont il hérite. En obtenant l’amnistie de Dreyfus et en réprimant fermement les ligues nationalistes, il réussit à calmer un climat politique extrêmement tendu depuis la crise boulangiste des années 1880.
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