![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 6
français, artArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’époque médiévale ; La Renaissance ; Le XVIIe siècle ; Le XVIIIe siècle ; Le XIXe siècle ; Le XXe siècle
Le plus célèbre exemple d'art profane de la période romane est la Tapisserie de Bayeux (v. 1073-1083, musée de la Tapisserie de la Reine Mathilde, Bayeux). Cette longue bande de tissu brodé, mesurant près de 70 m de long et 49,5 cm de large, relate en une série de scènes réalisées dans un style simple et expressif, l'invasion de l'Angleterre et sa conquête en 1066 par Guillaume le Conquérant.
L’église de Saint-Savin-sur-Gartempe, à une cinquantaine de kilomètres de Poitiers, renferme le cycle le plus complet de fresques romanes (v. 1100) en France. Les fresques de la crypte retracent la vie des deux saints patrons de l'église, saint Savin et saint Cyprien. Le style gothique, expressif et allongé, touche d’abord les arts graphiques, comme en témoignent les enluminures du Psautier de Saint Louis (1253-1270, Bibliothèque nationale de France, Paris), et reste prépondérant dans ce domaine jusqu’aux enluminures des Heures de Rohan (v. 1418-1425, Bibliothèque nationale de France). En peinture, il trouve son expression la plus intense, quoique tardive, dans la Pietà de Villeneuve-lès-Avignon (v. 1455, musée du Louvre, Paris) attribuée à Enguerrand Quarton. Plus décoratives, les riches peintures du palais de Bourges, édifié par Jacques Cœur en 1443, forment l’un des plus beaux ensembles de la période gothique. Dès le XVe siècle, l'influence italienne devient très sensible dans l’art français, par exemple dans les magnifiques enluminures des frères de Limbourg, qui ornent le manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry (1413-1416, musée Condé, Chantilly). Jean Fouquet, le plus grand enlumineur français du XVe siècle, s’est d’ailleurs rendu en Italie vers 1445. Ses miniatures pour le manuscrit des Antiquités judaïques (Bibliothèque nationale de France), au style d’une finesse caractéristique, ont permis de lui attribuer d'autres réalisations du même type, ainsi que quelques peintures de chevalet dont la célèbre Vierge à l’Enfant entourée d’anges (v. 1452, musée royal des Beaux-Arts, Anvers) et des croquis de sculptures.
Le gothique tardif, apparu vers 1250, demeure en France, comme dans toute l'Europe du Nord, un courant artistique majeur jusqu'au XVIe siècle, mais il est de plus en plus influencé par l'esprit de la Renaissance italienne. Au début des guerres d'Italie, en 1494, l’esprit renaissant domine déjà l'art français. La France dispute pendant plus de soixante ans, essentiellement aux Habsbourg d'Espagne, le contrôle des vulnérables cités-états italiennes. En 1559, le traité du Cateau-Cambrésis met fin à ces conflits, le roi Henri II n'obtenant en définitive aucun territoire en Italie. Mais le formidable exemple italien a entre-temps inspiré à la France de très ambitieux projets artistiques, placés pour l’essentiel sous le patronage de Louis XII et surtout de François Ier. Ce dernier réussit même à faire venir en France Léonard de Vinci, en 1516 ou 1517 : le maître italien résidera au château de Cloux, aujourd’hui Clos-Lucé, près d'Amboise, jusqu'à sa mort en 1519.
Le château de Fontainebleau, au sud-est de Paris, est l'un des plus beaux exemples de mécénat de l’époque renaissante. À partir de 1528, François Ier ordonne l’agrandissement de ce château médiéval. En 1530, il fait venir en France l'artiste italien Rosso Fiorentino, rejoint en 1532 par le Primatice. Ces deux artistes forment le pivot de ce que l'on appelle aujourd'hui l'école de Fontainebleau. Le château leur doit un nombre impressionnant de peintures décoratives et de stucs. S'ils n'ont pas été les premiers artistes renaissants italiens à travailler en France, ils sont les plus actifs de l’époque, Léonard de Vinci ayant très peu produit lors de sa retraite à Cloux. Ils développent le maniérisme, un style qui influencera profondément l'art français. Entre deux séjours en Italie, le Primatice poursuit son œuvre à Fontainebleau jusque dans les années 1560, rejoint, en 1552, par le peintre italien Nicolò dell'Abate, introducteur du paysage maniériste en France. Le sculpteur italien Benvenuto Cellini travaille également à Fontainebleau de 1540 à 1545, l'une de ses plus belles œuvres étant une salière en or destinée au service de François Ier (1540-1543, Kunsthistorisches Museum, Vienne).
Le style maniériste, caractérisé par l’idéalisation et l’allongement des formes, se retrouve dans l'œuvre d'artistes français tels que le peintre François Clouet et le sculpteur Jean Goujon. Clouet, peintre à la cour dès 1541, se spécialise dans le portrait — son père, Jean Clouet, probablement né en Flandres, étant déjà l'auteur de portraits peints dans le style de Hans Holbein le Jeune. Goujon, quant à lui, associe le style de Fontainebleau à des éléments purement classiques, dans une approche très personnelle, dont témoignent ses sculptures du Louvre et de la fontaine des Innocents, érigée en 1550.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |