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français, art

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Église abbatiale de Cluny (Saône-et-Loire)Église abbatiale de Cluny (Saône-et-Loire)
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3.3

L’architecture renaissante

En architecture, une nouvelle impulsion arrive d'Italie avec la venue, en 1541, de Sebastiano Serlio, auteur d’un traité d’architecture renommé, qui collabore aux aménagements du château de Fontainebleau et réside en France jusqu'à sa mort en 1554. Deux architectes français — Pierre Lescot et Philibert Delorme — contribuent également à répandre en France les principes architecturaux italiens. Lescot est surtout connu pour ses travaux de reconstruction du Louvre, à partir de 1546, et le talentueux Delorme, formé en Italie, réalise, entre autres, le château d'Anet (v. 1550), en Normandie.

3.4

Le temps des guerres de Religion

Au XVIe siècle, l'art français se développe dans le climat trouble et violent des guerres de Religion (1562-1598) qui opposent protestants et catholiques. C’est à cette époque qu'entre en scène Jacques Ier Androuet du Cerceau, fondateur d'une dynastie d'architectes active jusqu'à la fin du siècle suivant. Bénéficiant d’un important patronage royal, il a beaucoup construit. Cependant, il est surtout connu pour ses livres de gravure (les Plus Excellents Bastiments de France, 2 volumes, 1576-1579).

L'artiste le plus remarquable du XVIe siècle français est le sculpteur Germain Pilon. Ses premières œuvres traduisent l'influence des stucs du Primatice à Fontainebleau, mais son style évolue ensuite vers un réalisme vivant et expressif. Sous la direction du Primatice, il exécute le tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis (1563-1570) en la basilique Saint-Denis, dont les gisants sont particulièrement somptueux. Parmi ses dernières œuvres, la Déposition (v. 1580-1585, musée du Louvre), un relief en bronze probablement destiné à la chapelle de René de Birague en l'église Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers, à Paris, est remarquable par son intensité dramatique, qui révèle l'influence de Michel-Ange.

4

Le XVIIe siècle

4.1

L’architecture au début du XVIIe siècle

L'arrivée de Henri IV à Paris en 1594 annonce la fin des guerres de Religion, auxquelles l'édit de Nantes et le traité de Vervins (2 mai 1598) mettent un terme définitif. La paix revenue, un important programme de construction débute à Paris, avec de grands chantiers tel celui de la place des Vosges qui débute en 1605. Salomon de Brosse, l'architecte le plus inspiré de la période, conçoit des édifices somptueux, dont le palais du Luxembourg (1615), en puisant, suivant la volonté de sa commanditaire, Marie de Médicis, dans le répertoire florentin. De nombreux hôtels particuliers sont également construits, notamment par Jean du Cerceau, architecte de l'hôtel de Sully (1624-1629) ; voir famille Androuet du Cerceau.

4.2

Le temps des graveurs

Une seconde école de Fontainebleau fleurit alors, pâle copie de la première : ses instigateurs sont Ambroise Dubois, Toussaint Dubreuil et Martin Fréminet. Mais l'œuvre de deux artistes, Jacques Bellange et Jacques Callot, tous deux originaires de Nancy, est plus intéressante. Seule subsiste du travail de Bellange une étonnante série de gravures à l'eau-forte, essentiellement religieuses, qui dénotent l’influence du maniériste italien le Parmesan. Bellange influence à son tour Callot, l'un des plus grands graveurs de tous les temps. Ayant résidé à Florence de 1611 à 1621, où il a réalisé pour Cosme II de Médicis des eaux-fortes sur le thème des festivités de la cour florentine ou des scènes de la commedia dell'arte, Callot regagne Nancy à la mort de son protecteur en 1621, et continue de produire des gravures de fêtes et des scènes de la vie quotidienne. En 1633, lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648), le cardinal Richelieu, premier ministre de Louis XIII, envoie les troupes françaises conquérir le duché de Lorraine. Peu après, Nancy est prise et le duc de Lorraine doit capituler. Les horreurs de cette campagne inspirent à Callot son chef-d’œuvre, une extraordinaire série de gravures à l'eau-forte intitulées les Grandes Misères de la Guerre (1633).

4.3

Les influences italiennes

Le séjour en Italie, destiné à se former au contact des grandes œuvres, est désormais une étape indispensable dans la carrière des artistes français. Aussi, le peintre Simon Vouet y demeure quatorze ans et s'y imprègne d'un nouveau style, le baroque. De retour à Paris, il devient rapidement l'un des peintres les plus en vue, réalisant des tableaux religieux à caractère décoratif, comme ceux — aujourd’hui détruits — de l'hôtel Séguier, à Paris (1638-1649). Sa domination artistique est brièvement ébranlée entre 1640 et 1642, lorsque Nicolas Poussin revient d'Italie où il séjournait depuis 1624. Puis, fin 1642, Poussin repart pour l'Italie où il passera le reste de sa vie.

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