Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur français, art

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 6 sur 6

français, art

Article
Médias
Église abbatiale de Cluny (Saône-et-Loire)Église abbatiale de Cluny (Saône-et-Loire)
Plan de l'article
7.2

Le cubisme

En 1907, l’artiste espagnol Pablo Picasso ouvre une voie artistique radicalement nouvelle avec les Demoiselles d'Avignon (1906-1907, Museum of Modern Art, New York). Ce tableau, qui fait la synthèse de plusieurs sources d'inspiration, dont la peinture de Cézanne, l'art africain et la sculpture ibérique, anticipe les développements du cubisme. Georges Braque est l'un des rares artistes à avoir immédiatement compris la portée de cette œuvre, et devient un ami intime de Picasso. À eux deux, ils font du cubisme le mouvement moderne le plus fructueux et le plus radical, rejoints par d'autres cubistes tels Albert Gleizes et Jean Metzinger, qui contribuent à en élargir la portée. Le cubisme devient bientôt un phénomène public, qui influence l’art du monde entier. Il exerce notamment son influence sur les premières œuvres de Marcel Duchamp, un artiste dont la production ultérieure est inclassable, bien qu'elle possède toujours un caractère extrême, humoristique et subversif. Les formes cubistes trouvent également un écho en architecture dans l'œuvre moderniste de Le Corbusier, dont la réévaluation radicale de l'architecture influencera tout le mouvement moderniste. En revanche, certains artistes majeurs, souvent étrangers, installés en France, développent dès avant la Première Guerre mondiale des styles personnels qui ont relativement peu de rapports avec le cubisme. C’est le cas, par exemple, de Marc Chagall, Amedeo Modigliani et Chaïm Soutine.

7.3

Dada et surréalisme

Le cubisme survit à la Première Guerre mondiale et demeure présent dans l'art français jusque dans les années vingt. Mais, comme avant-garde, il est dépassé — et même tourné en dérision — par les dadaïstes français, groupe extrêmement provocateur et turbulent animé par le poète Tristan Tzara. La contribution du mouvement Dada aux arts plastiques comporte, outre des peintures comme celles de Francis Picabia et des sculptures comme celles de Jean Arp, des collages, des photomontages et des travaux typographiques. Parmi les dadaïstes figurent bon nombre de ceux qui, autour de la figure d’André Breton, formeront le groupe surréaliste.

En 1924, Breton publie le Manifeste du surréalisme et rassemble autour de lui quelques artistes, dont Max Ernst, André Masson, Yves Tanguy, et par la suite, Salvador Dalí. Le surréalisme, mouvement dogmatique mais protéiforme, a dominé la vie artistique de l'entre-deux-guerres, et influencé de nombreux artistes qui n'ont jamais officiellement adhéré au groupe, dont Picasso. L’intérêt des surréalistes pour le subconscient les a conduits à deux modes d'expression artistique fondamentaux : soit à un style impulsif, quasi abstrait, reposant sur « l'automatisme » tel que l’a pratiqué Masson, soit à la représentation précise et léchée d'un monde « surréel », comme dans les œuvres de Tanguy et Dalí. La sculpture est également représentée, dans le mouvement surréaliste, avec des artistes comme Alberto Giacometti.

En réaction au surréalisme, un groupe informel d'artistes abstraits fonde Abstraction-Création en 1931. Regroupant des peintres et des sculpteurs comme Jean Arp et Auguste Herbin, ils travaillent dans des styles divers, bien que l'abstraction géométrique soit chez eux dominante. Une autre opposition au surréalisme voit le jour chez divers artistes qui désapprouvent son engagement politique en faveur du communisme dans les années trente, alors que la démocratie en Europe est menacée de toutes parts.

7.4

L’après-guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, la France perd sa position prééminente en art, Paris étant supplanté par New York. Au sortir de la guerre, et sans doute en réaction naturelle à ses atrocités, l'art français est caractérisé par sa rudesse. L'art brut de Jean Dubuffet s’inspire du graffiti, de l'art primitif et de l'art des malades mentaux. Bernard Buffet invente le misérabilisme figuratif, gris et livide, aux formes squelettiques. Pendant et après la guerre, Jean Fautrier peint des images quasi abstraites, d’une sourde épaisseur, qui semblent exprimer une horreur muette. Nicolas de Staël, malgré son goût pour la couleur, diffuse lui aussi dans sa peinture un sentiment de solitude et de désespoir. La peinture de Balthasar Klossowski, dit Balthus, est, avec son érotisme subtil, moins clairement liée au contexte historique.

L’art de Georges Mathieu, Olivier Debré et Pierre Soulages représente, dans une certaine mesure, la contrepartie française à l'expressionnisme abstrait américain, mouvement phare des années cinquante et soixante au niveau international. L'art américain est également à l'origine, en France, du Nouveau Réalisme qui s'inspire du travail d'artistes tels Jasper Johns et Robert Rauschenberg, tout en remettant au goût du jour l’approche ludique des dadaïstes. Ses représentants, Jean Tinguely et Yves Klein entre autres, ont le grand mérite d’avoir cherché à établir une nouvelle interactivité entre l’art et la société. Tinguely réalise des machines autodestructrices qui mettent en question le consumérisme et la technologie, tandis que Klein se joue du marché de l’art lui-même, avec une série d'œuvres déconcertantes, tel le Vide de 1958, une galerie entièrement nue.

Les œuvres d'Alain Jacquet et Martial Raysse sont plus proches du pop art américain, comme Peinture simple et tranquille de Raysse (1965, Museum Ludwig, Cologne), une photographie sur laquelle de la peinture et d’autres matériaux ont été ajoutés.

Dans les années quatre-vingt, la France a connu un développement important du marché de l’art contemporain, et de nombreux jeunes artistes et nouveaux courants sont apparus. Parmi ces courants, la figuration libre, animée par Robert Combas, Jean-Charles Blais et Hervé Di Rosa, qui doit son succès international à son joyeux mélange de références à la bande dessinée et à l’art moderne. Gérard Garouste, dont les tableaux pastichent souvent les grands maîtres, se rattache plutôt à un certain postmodernisme pictural. Dans une toute autre veine, Christian Boltanski, Annette Messager et Sophie Calle ont également conquis les galeries internationales, avec des travaux souvent fondés sur la photographie, où se mêlent l’ironie, le drame et l’introspection.

Page précédente
| | | | |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft