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Résultats avec Windows Live® Search Tourneur, MauriceArticle
Tourneur, Maurice (1876-1961), cinéaste français. Né à Paris dans une famille de commerçants, Thomas Maurice, dit Maurice Tourneur, se destine d’abord aux arts plastiques et travaille comme illustrateur. La réalisation de décors l'amène à fréquenter le milieu du théâtre et à devenir régisseur, puis comédien. De 1903 à 1910, il fait partie de la troupe d’André Antoine, puis de celle d’Abel Tarride. Après avoir été l’assistant du réalisateur Émile Chautard, il signe le Friquet (1912), puis réalise une vingtaine d’adaptations comme Figures de cire (1912), d’après une pièce du Grand Guignol, Sœurette (1913), d’après un roman de Gyp, et les Gaîtés de l'escadron (1913), d’après une pièce de Courteline, dont il fera un remake parlant en 1930, ainsi que des films de détective comme Monsieur Lecoq (1914) d'après Émile Gaboriau et le Mystère de la chambre jaune (1914) d’après Gaston Leroux. En 1914, il émigre aux États-Unis où il restera treize ans, tournant cinquante-cinq films et s'imposant à Hollywood comme un créateur de première importance. Il faut citer ses remarquables adaptations d’Henrik Ibsen, Maison de poupée (A Doll's House, 1918) de Joseph Conrad, Une victoire (Victory, 1919) de Fenimore Cooper, le Dernier des Mohicans (The Last of The Mohicans, 1921), ainsi que Woman (1918), Lorna Doone (1922) et Aloha (Aloha of the South Seas, 1926). Après une brouille avec Irving Thalberg, producteur de la MGM, sur le plateau de The Mysterious Island, il rentre en Europe où il dirige une inconnue nommée Marlene Dietrich dans un film allemand, le Navire des filles perdues (Das Schiff der Verlorene Menschen, 1927), puis reprend sa carrière en France avec l'Équipage (1928), qui connaît un grand succès. Il réalise ensuite cinq films interprétés par Charles Vanel, dont le remarquable film noir Au nom de la loi (1932). Il adapte le dramaturge à succès Henry Bernstein dans le Voleur (1934) et dans Samson (1936), puis signe un policier méditerranéen, Justin de Marseille (1935), triomphe avec Kœnigsmark (1936, d’après Pierre Benoît) et tourne l'un des meilleurs films français interprétés par Maurice Chevalier, Avec le sourire (1937). Il réalise également le beau Katia (1938), avec Danielle Darrieux. Son expérience des méthodes américaines est particulièrement sensible dans son plus grand succès public, Volpone (1940), d'après Ben Johnson, avec Harry Baur et Louis Jouvet. De ses cinq films tournés sous l'Occupation, on retient surtout une œuvre fantastique, la Main du diable (1942) et une excellente adaptation de Georges Simenon, Cécile est morte (1943). Affaibli par un accident d’automobile, il termine sa carrière avec un grand film noir, l'Impasse des deux anges (1948). Maurice Tourneur est le père du réalisateur Jacques Tourneur.
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