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Ford, Glenn

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Plan de l'article
1

Présentation

Ford, Glenn (1916-2006), acteur de cinéma américain d’origine canadienne.

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Naissance d’une vedette

Né à Québec, Gwylyn Samuel Newton, dit Glenn Ford, passe sa jeunesse en Californie et débute au cinéma dans Heaven With A Barbed Wire Fence (1939) de Ricardo Cortez. Il apparaît ensuite au générique de The Lady in Question (1940) de Charles Vidor et de The Adventures of Martin Eden (1942) de Sidney Salkow. Sa carrière est interrompue par son incorporation dans les Marines, mais il revient devant les caméras après la Seconde Guerre mondiale et devient une vedette grâce à deux films dans lesquels il est le partenaire de Rita Hayworth : Gilda (1946) et The Loves of Carmen (1948) de Charles Vidor.

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Une carrière prolifique et éclectique

Son jeu sobre et intense et son physique de jeune premier ténébreux, voire tourmenté, permettent à Glenn Ford d’incarner d’excellents personnages de film noir, comme dans le Maître du gang (The Undercover Man, 1949) de Joseph H. Lewis, l’Affaire de Trinidad (Affair in Trinidad, 1952) de Vincent Sherman, Graine de violence (Blackboard Jungle, 1955) de Richard Brooks ou Allo, Brigade spéciale (Experiment in Terror, 1962) de Blake Edwards.

Glenn Ford est également à son aise dans des films d’aventures, comme les Révoltés de la Claire-Louise (Appointment in Honduras, 1953) de Jacques Tourneur, mais reste avant tout un formidable acteur de western, comme en témoignent le Déserteur de Fort Alamo (The Man From the Alamo, 1953) de Bud Boetticher, le Souffle de la violence (The Violent Men, 1954) de Rudolph Maté, La première balle tue (The Fastest Gun Alive, 1956) de Russel Rouse et la Ruée vers l’Ouest (Cimarron, 1960) d’Anthony Mann. Il est particulièrement brillant dans les westerns de Delmer Daves, l’Homme de nulle part (Jubal, 1956), Trois heures dix pour Yuma (3:10 To Yuma, 1957) et Cow-Boy (Cowboy, 1958).

Il tourne aussi quelques comédies, comme la Petite Maison de thé (The Teahouse of the August Moon, 1956) de Daniel Mann ou la Vallée de la poudre (The Sheepman, 1958), Un mort récalcitrant (The Gazebo, 1959) et le Bataillon des lâches (Advance To the Rear, 1964) de George Marshall, ainsi que des drames comme le Procès (Trial, 1955) de Mark Robson. On le voit enfin dans des superproductions comme Paris brûle-t-il ? (1966) de René Clément, la Bataille de Midway (Midway, 1976) de Jack Smight et Superman (1978) de Richard Donner.

Parmi ses meilleures performances, il faut citer ses rôles dans Règlements de comptes (The Big Heat, 1953) et Désirs humains (Human Desire, 1954) de Fritz Lang, Milliardaire d’un jour (Pocketful of Miracles, 1961) de Frank Capra, les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse (The Four Horsemen of the Apocalypse, 1962) et Il faut marier papa (The Courtship of Eddie’s Father, 1962) de Vincente Minnelli.

À partir de 1975, Glenn Ford se consacre essentiellement à la télévision. Le western Tombstone (1993) de George Pan Cosmatos constitue sa dernière apparition à l’écran.

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