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Résultats avec Windows Live® Search Tannhäuser [Richard Wagner]Article
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Tannhäuser [Richard Wagner], grand opéra romantique en trois actes de Richard Wagner, sur un livret du compositeur inspiré de légendes médiévales réunies par Ludwig Bechstein en 1835-1838, créé le 19 octobre 1845 au Hoftheater de Dresde. Tannhäuser und der Sängerkrieg auf Wartburg (Tannhäuser et le tournoi poétique de Wartburg) demeure l'un des opéras que Wagner a le plus retouché au long de sa carrière ; il n’en a, cependant, jamais été pleinement satisfait. La création parisienne, en 1861, a entériné le divorce du compositeur avec la France. Le ténor Lauritz Melchior s'est distingué par ses fréquentes interprétations du rôle-titre entre 1926 et 1950.
L'action, située en Thuringe au XIIIe siècle, présente l'hésitation manichéenne toute romantique du héros et les tourments qui l'assaillent lorsqu'il doit prendre en considération les conséquences de son libre arbitre. Tannhäuser, chevalier de la Wartburg a succombé aux charmes de Holda, déesse du Printemps — Vénus en réalité — qui l'a attiré dans son jardin de délices pour en faire son amant. Las de ces plaisirs charnels, Tannhäuser invoque la Vierge Marie et revient à son monde originel, non sans avoir promis fidélité à sa voluptueuse maîtresse. Prêtant une oreille attentive aux chants des pèlerins qui partent pour Rome, Tannhäuser rejoint la Wartburg et y retrouve Élisabeth qui se morfondait depuis sa disparition, un an plus tôt. Or, le père de la jeune fille, le Landgrave, organise un concours de poésie dont la récompense est la main d'Élisabeth. Ne doutant pas de ses compétences, Tannhäuser s'y présente, mais il se lance bientôt dans l'apologie des plaisirs sensuels, ce qui horrifie l'assistance et lui vaut d'être banni : il doit partir à Rome avec le cortège des pèlerins, pour tenter d'obtenir le pardon du Pape. Lorsque les pèlerins reviennent, Élisabeth, très affaiblie, ne distingue pas Tannhäuser et meurt sans l’avoir revu. Ce dernier revient pourtant, honni par le Pape et cherchant le Vénusberg. Le lieu de sa perte lui apparaît, Vénus lui tendant les bras, mais s'évanouit lorsque Wolfram évoque le souvenir d'Élisabeth. Lorsqu'il voit passer le cortège funèbre, Tannhäuser succombe. Mais il a prononcé le nom de la pure jeune fille qui a prié pour lui et le bois crosse du Pape reverdit, en signe de rémission.
Tannhäuser est accueilli froidement lors de la première, sous la direction du compositeur. Toutefois, après son implantation progressive dans les répertoires des opéras allemands, Wagner accepte une invitation de Napoléon III pour donner Tannhäuser en 1861 à l'Opéra de Paris. Bien qu'une bacchanale allégorique soit enchaînée à l'ouverture pour satisfaire le goût local pour le ballet, l'opéra est boycotté par les membres du Jockey Club et se voit déprogrammé au bout de trois représentations. Cependant, Tannhäuser donne lieu à différentes parodies en son temps, ce qui témoigne du rayonnement de Wagner sur ses contemporains. En effet, avec Tannhäuser, Wagner tente à la fois de renouer avec une conception linéaire de l'opéra qu'il avait remise en cause dans son précédent ouvrage le Vaisseau fantôme (1843), tout en expérimentant quelques-uns des procédés qui feront son originalité, comme le leitmotiv, l'arioso ou encore une voix masculine héroïque. Première manifestation de la joute poétique mise à l'honneur dans les Maîtres chanteurs de Nuremberg (1868), Tannhäuser met également en place de nombreux thèmes wagnériens : la communion avec la nature, la Liebestod (« la Mort d’Amour »), le jardin des voluptés, la femme tentatrice, la quête ou encore les signes surnaturels.
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