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Ionisation [Edgar Varese]

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Varese, IonisationVarese, Ionisation
Plan de l'article
1

Présentation

Ionisation [Edgar Varese], œuvre pour treize percussionnistes, piano et deux sirènes d’Edgar Varese, commencée en 1929 et achevée en novembre 1931. Dédiée à Nicolaï Slonimski, elle a été créée le 6 mars 1933 au Carnegie Hall de New York, sous la direction du dédicataire.

L’effectif instrumental se compose de trois blocs chinois, trois grosses caisses, deux bongos, trois tam-tams, deux enclumes, deux sirènes (« claire » et « grave »), cymbale chinoise, cencerros, caisse roulante, caisse claire détimbrée, tambour à corde, fouet, guiro, claves, triangles, maracas, tarole, grelots, castagnettes, tambour de basque, cymbale suspendue ; dans la dernière partie, six cloches tubulaires, glockenspiel, piano.

2

Genèse

L’œuvre, la plus fameuse peut-être du catalogue d’Edgar Varese, est composée en deux ans, pendant une période de cinq ans (1928-1933), alors que le compositeur réside en France. Elle constitue une sorte de conclusion logique à trois pièces courtes de musique de chambre qui la précèdent et qu’on peut regrouper sous la forme d’une trilogie : Hyperprism (1922-1923), Octandre (1923) et Intégrales (1924-1925). Dans ces trois pièces, l’usage des percussions prend de plus en plus d’importance ; les percussions, écrites sans hauteur de note, constituent des blocs sonores caractéristiques s’opposant au timbre des cordes.

3

Caractéristique de l’écriture

Ionisation est écrite presque uniquement pour les percussions : treize instrumentistes y jouent de trente-sept instruments. L’absence quasi complète d’autres instruments ainsi que l’absence de sons avec une hauteur notée (mis à part les sirènes qui ouvrent la pièce et marquent divers moments de l’œuvre) contribuent à son caractère frappant : c’est le rythme des percussions qui organise l’œuvre et constitue ses véritables éléments thématiques, plutôt que l’utilisation des hauteurs musicales. Cette utilisation des instruments sans notation de hauteur fera école et aura une grande influence dans l’écriture musicale.

4

Forme

La forme de l’œuvre rappelle celle d’un premier mouvement de sonate. Une première idée, énoncée par le tambour militaire, apparaît dans l’introduction. Des variations sur cette première idée amènent au second thème, donné par les blocs chinois. Les deux thèmes restent mêlés, jusqu’à ce qu’un changement radical intervienne. Des sonorités métalliques mêlées aux sirènes se font alors entendre avant une récapitulation qui mène à la coda, un choral final.

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