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Résultats avec Windows Live® Search Metro Goldwyn Mayer [MGM]Article
Plan de l'article
Présentation ; Naissance et avènement d’une major d’Hollywood ; L’âge d’or de la MGM : l’apogée des films de genre ; De nécessaires restructurations
Metro Goldwyn Mayer [MGM], société de production cinématographique américaine.
Issue de la fusion de Metro Pictures (fondée en 1915 et dirigée par Nicolas Schenk), de Goldwyn Pictures (propriétaire des studios de Culver City) et des Productions Louis B. Mayer, la Metro Goldwyn Mayer (ou la MGM) commence ses activités en 1924 avec Marcus Loew à sa tête, et Irving Thalberg comme responsable de la production. Elle inscrit sa devise Ars Gratia Artis (« l’art pour l’art ») au-dessus du lion rugissant de son générique, qui fait son apparition en 1928 et deviendra un véritable symbole de l’hégémonie cinématographique américaine. Larmes de clown (He Who Gets Slapped, 1924) de Victor Sjöström est le premier film financé par la MGM.
Dès ses premières années d’existence, la MGM se crée une forte identité en engageant de nombreuses stars du cinéma muet : Joan Crawford, Greta Garbo, Lilian Gish, Mae Murray, Norma Shearer, Lon Chaney, Jacky Coogan, Buster Keaton ou encore Ramon Navarro. Les résultats de ce recrutement de choix ne se font pas attendre, puisque la plupart des films MGM, quel qu’en soit le genre, obtiennent de grands succès : la Croisière du Navigator (The Navigator, 1924) de Donald Crisp et Buster Keaton, Ben Hur (1925) de Fred Niblo, la Grande Parade (The Big Parade, 1925) et la Foule (The Crowd, 1928) de King Vidor, la Chair et le Diable (Flesh and Devil, 1926) de Clarence Brown, la Tentatrice (The Temptress, 1926) de Mauritz Stiller, The Student Prince in Old Heidelberg (1927) de Ernst Lubitsch ou encore le Vent (The Wind, 1928) de Victor Sjöström. La MGM permet également à Erich von Stroheim – les Rapaces (Greed, 1924) et la Veuve joyeuse (The Merry Widow, 1927) – et à Tod Browning de réaliser quelques-uns de leurs meilleurs films.
Vainqueur de l’oscar du meilleur film pour son premier film parlant, The Broadway Melody (1929) de Harry Beaumont, la MGM accumule les récompenses au cours des années 1930 : Grand Hotel (1932) d’Edmond Goulding (qui établit les bases du « film de stars » à Hollywood), les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty, 1935) de Frank Lloyd, le Grand Ziegfeld (The Great Ziegfeld, 1936) de Robert Z. Leonard et Autant en emporte le vent (Gone With the Wind, 1939) de Victor Fleming. Parallèlement, la MGM triomphe avec des comédies musicales comme Hallelujah (1929) de King Vidor, la Veuve joyeuse (The Merry Widow, 1934) d’Ernst Lubitsch ou le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz, 1939) de Victor Fleming, des films d’horreur comme Freaks (1932) de Tod Browning, des films de gangsters comme The Big House (1930) de George W. Hill et des westerns comme Billy the Kid (1930) de King Vidor. Elle relance également le personnage de Tarzan (incarné par Johnny Weissmuller) avec Tarzan l’homme singe (Tarzan the Ape Man, 1932) de W. S. Van Dyke. Au fil de sa croissance, la MGM engage encore Cecil B. DeMille et les Marx Brothers, Judy Garland, Jean Harlow, Clark Gable, Spencer Tracy et Robert Taylor. Son maître atout demeure toutefois Greta Garbo, que l’on retrouve dans la Reine Christine (Queen Cristina, 1933) de Rouben Mamoulian, Anna Karénine (Anna Karenina, 1935) de Clarence Brown, le Roman de Marguerite Gauthier (Camille, 1936) de George Cukor et Ninotchka (1939) d’Ernst Lubitsch.
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