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    Metro-Goldwyn-Mayer Inc. (ou MGM ) est une société américaine spécialisée dans la production et dans la distribution de films de cinéma et de programmes pour la télévision.

  • METRO GOLDWYN MAYER (M.G.M.) - Encyclopédie Universalis

    La plus vénérée de toutes les « majors » hollywoodiennes de l'âge classique a été édifiée par Marcus Loew (1870-1927) qui, après avoir exercé divers métiers, avait ...

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Metro Goldwyn Mayer [MGM]

Article
Médias
Louis B. MayerLouis B. Mayer
Plan de l'article
2.3

Les années de guerre

En 1940, en marge de sa production habituelle de comédies, de films musicaux et policiers, de mélodrames, de burlesques et de la série des Lassie, la MGM produit un film antinazi, The Mortal Storm de Frank Borzage. En 1942, c’est Madame Miniver (Mrs. Miniver) de William Wyler, un autre film de propagande, qui lui vaut l’oscar.

Pendant cette période, le studio livre également Dr. Jekyll and Mr. Hyde (1941) de Victor Fleming.

3

L’âge d’or de la MGM : l’apogée des films de genre

Après la Seconde Guerre mondiale, les départements du dessin animé et du film musical se développent considérablement, donnant plusieurs chefs-d’œuvre. Ce qui est devenu une « usine à rêves » — Hollywood et ses stars sont admirés par le public — fonctionne à un rythme effréné et multiplie ses bénéfices.

Ses nouvelles vedettes sont Leslie Caron, Cyd Charisse, Ava Gardner, Deborah Kerr, Janet Leigh, Elizabeth Taylor, Esther Williams, Glenn Ford, Stewart Granger, Gene Kelly, Mario Lanza, Paul Newman, Robert Taylor, Van Johnson et Richard Widmark, sans oublier le célèbre tandem Tom et Jerry.

Les réalisateurs sous contrat avec la MGM sont souvent des créateurs hors du commun. Tex Avery transcende le dessin animé, Laurence Olivier et Joseph Mankiewicz rendent hommage à William Shakespeare avec, respectivement, Hamlet (1948) et Jules César (1953), Anthony Mann conjugue le film noir et le western dans la Porte du diable (Devil’s Door, 1950), Mervyn LeRoy et William Wyler magnifient le péplum avec Quo Vadis (1951) et Ben Hur (1959), Vincente Minnelli enchante le monde entier avec Un Américain à Paris (An American in Paris, 1951) et signe de somptueux mélodrames comme la Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life, 1956), Stanley Donen modernise le film musical, avec Gene Kelly, dans Chantons sous la pluie (Singing in the Rain, 1952), George Sidney ennoblit le film de cape et d’épée avec Scaramouche (1952), Richard Thorpe reconstitue un Moyen Âge épique dans Ivanhoé (1952), Richard Brooks explore brillamment la thématique du bien et du mal dans Graine de violence (Blackboard Jungle, 1955) et la Dernière Chasse (The Last Hunt, 1956) et George Cukor dépeint admirablement les femmes dans les Girls (1957).

Dans les années 1950, la MGM appose également son nom sur des chefs-d’œuvre tels que Quand la ville dort (The Asphalt Jungle, 1950) de John Huston, les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet, 1954) de Fritz Lang, Planète interdite (Forbidden Planet, 1956) de Fred Wilcox, Traquenard (Party Girl, 1958) de Nicholas Ray, Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot, 1959) de Billy Wilder et la Mort aux trousses (North by Northwest, 1959) d’Alfred Hitchcock.

4

De nécessaires restructurations

4.1

Déclin et renouveau

À partir de 1960, à l’image de la production américaine dans son ensemble, et sans doute en raison de la concurrence accrue de la télévision, les films MGM perdent progressivement en qualité. C’est le temps des « bluettes » avec Elvis Presley et des superproductions sans grâce comme la Conquête de l’Ouest (How The West Was Won, 1962). Mais le catalogue du studio s’enrichit également pendant cette période charnière d’œuvres parfaitement en phase avec leur époque : certains films de la MGM montrent sans détours l’évolution et les soubresauts qui agitent les sociétés américaines et occidentale, de la Nouvelle Vague européenne à la contre-culture de la côte Ouest américaine.

On compte ainsi encore quelques grandes réussites de la MGM dans les années 1960 : James Bond 007 contre Docteur No (Doctor No, 1962) de Terence Young, Frontière chinoise (Seven Women, 1966) de John Ford, le Bon, la Brute et le Truand (The Good, The Bad and The Ugly, 1966) de Sergio Leone, Blow Up (1966), Zabriskie Point (1970) et Profession reporter (The Passenger, 1975) de Michelangelo Antonioni, les Douze Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert Aldrich, Au cœur de la nuit (In the Heat of the Night, 1967) de Norman Jewison, le Lauréat (The Graduate, 1967) de Mike Nichols, 2001 : l’Odyssée de l’espace (2001: A Space Odyssey, 1968) de Stanley Kubrick ou Macadam Cowboy (Midnight Cowboy, 1969) de John Schlesinger.

À l’exception de quelques films tels que Rocky (1976) de John Avildsen et avec Sylvester Stallone, Annie Hall (1977) de Woody Allen, Yentl (1983) de et avec Barbra Streisand, Platoon (1986) d’Oliver Stone, Hope and Glory (1987) de John Boorman ou Rain Man (1988) de Barry Levinson et avec Tom Cruise et Dustin Hoffman, les années 1970 et 1980 confirment le relatif déclin de la MGM en termes de qualité et d’exposition médiatique : les stars sont moins nombreuses que par le passé, certains genres cinématographiques semblent s’essouffler.

C’est dans ce contexte de morosité que la MGM parvient à renouer avec le succès au début des années 1990 à la faveur de films dotés d’une très forte identité : le western très personnel Danse avec les loups (Dances With Wolves, 1990) de Kevin Costner, le road movie féminin Thelma et Louise (Thelma and Louise, 1991) de Ridley Scott et le thriller psychologique le Silence des Agneaux (The Silence of the Lambs, 1991) de Jonathan Demme. Parmi les autres succès des années 1990 et 2000 financés et produits par la MGM figurent Priscilla, folle du désert (The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert, 1994) de Stephan Elliott, Stars et Truands (Get Shorty, 1995) de Barry Sonnenfeld, Leaving Las Vegas (1995) de Mike Figgis, Fargo (1996) des frères Coen, Le monde ne suffit pas (The World Is Not Enough, 1999) de Michael Apted, Bowling For Columbine (2002) de Michael Moore ou encore Coffee and Cigarettes (2004) de Jim Jarmusch.

4.2

Évolutions structurelles

Affaiblie par des succès moins nombreux qu’auparavant et par un changement radical du paysage cinématographique mondial comparé à celui des années 1940 ou 1950, la MGM est achetée en 1969 par le milliardaire Kirk Kerkorian. En 1981, la société de production acquiert United Artists et devient MGM / UA. Puis elle est rachetée en 1986 par Ted Turner, qui exploite le catalogue pour la vente de cassettes vidéo et de programmes télévisés. Revendue en 1990 à Pathé Communications dirigée par Giancarlo Paretti, elle est acquise en 1992 par le Crédit Lyonnais, qui doit finalement la céder de nouveau à Kirk Kerkorian en 1996. Grâce aux acquisitions successives de Orion Pictures et Goldwyn Entertainment (en 1997), puis de PolyGram Film Library (1999), la MGM dispose de la plus importante bibliothèque de films au monde (plus de 4 000 titres). En septembre 2004, la MGM est achetée par le groupe japonais Sony, déjà présent à Hollywood depuis l’acquisition de Columbia et Tri-Star Pictures (en 1989) et la création de Sony Pictures Entertainment.

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