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United Artists

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Erich von StroheimErich von Stroheim
Plan de l'article
1

Présentation

United Artists, compagnie de production cinématographique américaine.

L’United Artists est fondée en 1919 par un groupe de comédiens et de cinéastes célèbres, composé de Mary Pickford, Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks et David Wark Griffith, désireux de s’assurer par ce moyen le contrôle financier et artistique de leurs films. À l’origine, il s’agit exclusivement d’une compagnie de production, qui ne gère pas de studios et ne fait pas de distribution.

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La période du muet

Les premiers films de l’United Artists sont Sa Majesté Douglas (His Majesty the American, 1919) de Joseph Henabery, et When the Clouds Roll By (1919) de Victor Fleming, tous deux interprétés par Douglas Fairbanks, ainsi que le Lys brisé (Broken Blossoms, 1919) de Griffith.

La firme multiplie rapidement les succès, avec notamment le Signe de Zorro (The Mark of Zorro, 1920) et The Three Musketeers (1921) de Fred Niblo, À travers l'orage (Way Down East, 1921) et les Deux Orphelines (Orphans of the Storm, 1922) de Griffith, Rosita, chanteuse de rues (Rosita, 1923) d’Ernst Lubitsch, l'Opinion publique (A Woman of Paris, 1923) et la Ruée vers l'or (The Gold Rush, 1925) de Charlie Chaplin, Robin des bois (Robin Hood, 1925) d’Alan Dwan, le Voleur de Bagdad (The Thief of Bagdad, 1924) de Raoul Walsh ou l'Aigle noir (The Eagle, 1925) de Clarence Brown.

Poussée par ses commanditaires, United Artists achète ses propres salles de cinéma et se lance dans la distribution en 1926. Elle accueille peu après Buster Keaton pour le Mécano de la « General » (The General, 1927), College (1927) et Cadet d'eau douce (Steamboat Bill junior, 1928), ainsi que l’actrice Gloria Swanson pour la Reine Kelly (Queen Kelly, 1928) d’Erich von Stroheim et Sadie Thompson (1928) de Raoul Walsh. L’ère du muet s’achève pour la firme avec deux succès, le Cirque (The Circus, 1928) de Charlie Chaplin et le Pirate noir (The Black Pirate, 1926) d’Albert Parker, avec Douglas Fairbanks.

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Le grand tournant

Les monstres sacrés du cinéma muet que sont Fairbanks, Griffith et Chaplin s'adaptent fort mal au parlant. Cas unique à Hollywood, Chaplin persévère d’ailleurs avec succès dans le film muet jusqu’en 1940, réalisant des chefs-d’œuvre comme les Lumières de la ville (City Lights, 1931) et les Temps modernes (Modern Times, 1936).

De nouveaux producteurs viennent alors s’ajouter à l’équipe d’United Artists, comme Howard Hugues pour l'As malgré lui (Sky Devils, 1932) d’Edward Sutherland ou Scarface (1932) de Howard Hawks, Alexander Korda pour Elephant Boy (1937) de Robert Flaherty ou les Quatre Plumes blanches (Four Feathers, 1939) de Zoltan Korda, Samuel Goldwyn pour Arrowsmith (1932) de John Ford, Roman Scandals (1933) de Frank Tuttle, Ville sans loi (Barbary Coast, 1935) de Howard Hawks, Rue sans issue (Dead End, 1937) et les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights, 1939) de William Wyler, Walter Wanger pour J'ai le droit de vivre (You Only Live Once, 1937) de Fritz Lang ou la Chevauchée fantastique (Stagecoach, 1939) de John Ford et David O. Selznick pour Une étoile est née (A Star Is Born, 1937) de William A. Wellman, le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda, 1937) de John Cromwell et Rebecca (1940) d’Alfred Hitchcock.

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La Seconde Guerre mondiale

Avant l'entrée en guerre des États-Unis, Charlie Chaplin fustige déjà le nazisme avec son premier parlant, le Dictateur (The Great Dictator, 1940), Alfred Hitchcock en fait autant, dans un registre moins humoristique, avec Correspondant 17 (Foreign Correspondent, 1940), ainsi qu’Ernst Lubitsch avec To Be or Not to Be (1942) et Fritz Lang avec Les bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die, 1943).

Durant le conflit, l’United Artist propose également le Livre de la jungle (The Jungle Book, 1942) de Zoltan Korda, Shanghai Gesture (1942) de Joseph von Sternberg, la Maison du Dr Edwardes (Spellbound, 1945) d’Alfred Hitchcock et l'Homme du Sud (The Southerner, 1945) de Jean Renoir.

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