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  • R.K.O. (Radio Keith Orpheum) - Encyclopédie Universalis

    Contrairement aux autres majors hollywoodiennes qui toutes avaient produit et distribué des films muets, R.K.O. est née avec le cinéma parlant, et pour le cinéma parlant.

  • presentation RKO

    Les studios Radio-Keith-Orpheum ou RKO Radio se lancent dans la production cinématographique et connaissent un rapide succès avec King Kong en 1933.

  • Radio Keith Orpheum - MSN Encarta

    Radio Keith Orpheum RKO, société de distribution et de production cinématographique américaine, en activité de 1928 à 1958.

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Radio Keith Orpheum [RKO]

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1

Présentation

Radio Keith Orpheum [RKO], société de distribution et de production cinématographique américaine, en activité de 1928 à 1958.

L’histoire de la RKO est ponctuée par de retentissants échecs et par de lourdes erreurs de gestion qui ont conduit à sa perte, mais elle recèle également quelques fameux coups d’éclat. Privilégiant l’innovation, l’inventivité, la technicité et une liberté de ton et d’action rarement autorisée à Hollywood, la cinquième major américaine a marqué l’histoire du cinéma mondial.

2

Naissance d’une major d’Hollywood

En 1921, une société britannique de distribution d’automobiles et de films, la Robertson-Cole, décide de se lancer dans la production cinématographique à Hollywood. L’année suivante, elle est renommée Film Booking Office (FBO), et Joseph P. Kennedy (père du futur président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy) en devient propriétaire en 1926. La RKO naît officiellement en 1928 du rapprochement entre la Radio Corporation of America (RCA) et la Keith-Albee-Orpheum ; son apparition coïncide avec l’avènement du parlant dans l’histoire du cinéma.

2.1

Les premiers succès : un catalogue éclectique

Dirigée par David Sarnoff, la RKO connaît rapidement le succès avec des films musicaux comme Rio Rita (1929) et Hit the Deck (1930) de Luther Reed. Elle se diversifie ensuite dans tous les genres : le film de gangsters avec Framed (1930) de George Archainbaud ; le western avec la Ruée vers l’Ouest (Cimarron, 1930) de Wesley Ruggles, oscar du meilleur film en 1931 ; le mélodrame avec Friends and Lovers (1931) de Victor Schertzinger ; le film social avec What Price Hollywood? (1932) de George Cukor ; les aventures exotiques avec l’Oiseau de paradis (Bird of Paradise, 1932) de King Vidor et le film fantastique avec la Chasse du comte Zaroff (The Most Dangerous Game, 1932) d’Irving Pichel et Ernest B. Schoedsack. Par ailleurs, en 1931, la RKO rachète Pathé Films et le logo de la société est désormais rehaussé du célèbre « coq Pathé ».

2.2

Une renommée fragile

Parallèlement, en 1931, David O. Selznick devient chef de la production ; c’est sous sa direction qu’est notamment réalisé King Kong (1933) d’Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. Puis la RKO s’appuie sur les succès considérables et répétés du duo dansant formé par Fred Astaire et Ginger Rogers — la Joyeuse Divorcée (The Gay Divorce, 1934) ou Top Hat (1935) de Mark Sandrich — tandis que John Ford peine à mener à bien le Mouchard (The Informer, 1935), qui reçoit pourtant un accueil très favorable à sa sortie.

La firme se distingue également par ses expérimentations précoces sur la couleur dans Becky Sharp (1935) de Rouben Mamoulian, et reste célèbre pour avoir financé le premier long métrage de dessins animés, Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs, 1937) de Walt Disney, ainsi que les productions suivantes du même auteur, Pinocchio (1940), Fantasia (1940) et Bambi (1942).

Cependant, parallèlement aux succès de Pension d’artistes (Stage Door, 1937) de Gregory La Cava, Gunga Din (1939) de George Stevens et Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame, 1939) de William Dieterle, la RKO connaît des heures sombres, notamment illustrées par les revers de Katharine Hepburn dans Sylvia Scarlett (1935) de George Cukor, Mary Stuart (Mary of Scotland, 1936) de John Ford ou l’Impossible Monsieur Bébé (Bringing Up Baby, 1938) de Howard Hawks avec Cary Grant ; l’actrice est alors surnommée la box office poison (littéralement, « la poison du box office ») et quitte finalement la RKO à la fin des années 1930 pour rejoindre la MGM, de même que Ginger Rogers et Fred Astaire.

3

L’âge d’or de la RKO

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