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Gallotta, Jean-Claude

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Jean-Claude GallottaJean-Claude Gallotta
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Présentation

Gallotta, Jean-Claude (1950- ), chorégraphe français, l’une des figures emblématiques de la danse française depuis une vingtaine d’années.

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Formation

Né en 1950, Jean-Claude Gallotta, étudiant à l’École des beaux-arts de Grenoble, aborde la danse à l’âge de 20 ans par le biais des claquettes et de la danse classique ; il rencontre sa complice, Mathilde Altaraz, et abandonne l’art pictural pour se consacrer à la chorégraphie. À New York, il découvre le travail de Bob Wilson et des postmodernistes américains et suit pendant deux ans l’enseignement de Merce Cunningham.

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Le Groupe Émile Dubois

De retour à Grenoble, il fonde en 1979 le Groupe Émile Dubois. Dans cette compagnie, qui porte le nom d’un personnage imaginaire, sont regroupés danseurs, comédiens, musiciens et plasticiens. Implantée à Grenoble, la compagnie devient Centre chorégraphique national en 1984.

Le succès est présent dès les premiers spectacles, notamment avec Ulysse (1981) — constituant avec Pas de quatre (1980) et Mouvement (1980) le triptyque des Waslaw-désirs —, et Daphnis et Chloé (1982), programmés rapidement dans les hauts lieux de la danse contemporaine — maison de la danse à Lyon, théâtre de la Ville à Paris, festival d’Avignon. Directeur de la maison de la culture de Grenoble (le Cargo, qui accueille le Centre chorégraphique national) de 1986 à 1990, il crée Mammame-Montréal (1987), Docteur Labus (1988), les Mystères de Subal (1990) et Janus (1990).

La musique et la parole occupent une place prépondérante dans sa recherche chorégraphique ; du langage « daphnisien » des premiers spectacles — langue inventée, entre arabe, yougoslave et napolitain —, au « DTM » (danse, texte et musique), projet de spectacle total qui donne naissance à deux créations autour d’une interprétation personnelle de deux grands mythes, la Légende de Roméo et Juliette (1991) et la Légende de Don Juan (1992), les créations de Jean-Claude Gallotta s’inscrivent dans la problématique des métissages artistiques. Les années suivantes, le répertoire de la compagnie associe créations et reprises : Ulysse (version 1993), Prémonitions (1994), la Tête contre les Fleurs (1995), Docteur Labus (version 1996), la Rue (1997), la Chamoule ou l’Art d’aimer (1997), Mammame (version 1998), Presque Don Quichotte (1999), les Larmes de Marco Polo (2000, au TNP de Villeurbanne) et Nosferatu (2001, à l’Opéra de Paris).

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La SPAC Danse et l’aventure japonaise

Après plusieurs années de présence régulière au Japon, Jean-Claude Gallotta se voit offrir la direction de la SPAC Danse, compagnie de huit danseurs japonais installée dans l’ensemble culturel de Shizuoka (au sud de Tokyo). Ce projet d’échange culturel continu et ouvert avec le Centre chorégraphique national de Grenoble se développe sur trois axes (la formation, la création et la diffusion), aboutissant, en 1998, à la création d’une œuvre monumentale réunissant les deux compagnies, Yume, Manatsu no Michi no (le Songe d’une rue d’été).

Considéré depuis près de vingt ans comme l’un des chefs de file de la danse contemporaine française, Jean-Claude Gallotta a su créer dans ses œuvres un univers théâtral loufoque, ludique, à la fois intime et épique, où les mots interrogent la danse. Inspiré par le cinéma, il a collaboré avec les réalisateurs Claude Mouriéras et Raul Ruiz et réalisé lui-même deux longs métrages, Rei Dom, ou la Légende des Kreuls (1989) et l’Amour en deux (1991). Il a publié également deux ouvrages, Mémoires d’un dictaphone (1990) et les Yeux qui dansent (1993), une série d’entretiens autour de son travail chorégraphique.

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