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Résultats avec Windows Live® Search Mère, la [Maxime Gorki]Article
Plan de l'article
Présentation ; Imprégnation populiste ; Résurrection d’une mère ; Aux sources du réalisme socialiste
Mère, la [Maxime Gorki], roman de Maxime Gorki, rédigé en exil et publié en 1906 (en anglais) dans une revue à gros tirage. Connue en Occident grâce à des publications en feuilleton (Suède, Norvège, Italie, France), puis en volume à New York et à Berlin (édition en russe), l’œuvre reste longtemps d’accès difficile pour le lecteur russe ; la première édition intégrale date de 1917, après une version-feuilleton en 1907-1908 largement censurée.
Par son sujet et les circonstances qui ont marqué sa rédaction, le roman témoigne de l’engagement idéologique de Gorki au côté du mouvement social et révolutionnaire. Évoquant avec réalisme la misère qui règne chez les ouvriers d’une petite ville de province, Gorki prend des accents humanistes que l’avènement du régime communiste consacrera ensuite.
Dans ce roman, Gorki dresse le portrait d’une femme qui s’éveille à la conscience politique. Battue et humiliée par son mari, la vieille Pélagie Nilovna découvre, après la mort de celui-ci, grâce à l’amour qu’elle porte à son fils, Pavel, ouvrier dans une fabrique, la possibilité d’une vie différente. L’engagement politique de Pavel, les réunions qu’il tient, les mots qu’il prononce, les gens qu’il fréquente, ses séjours en prison, amènent Pélagie à s’investir à son tour dans la lutte contre l’exploitation de l’Homme.
Bien que Gorki ait, dans un premier temps, refusé la révolution bolchevique, son roman va servir de modèle pour la nouvelle littérature prolétarienne qui émerge dans les années vingt, et dont les critères stéréotypés répondent au réalisme socialiste.
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