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Revizor, le [Nikolaï Gogol]

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Plan de l'article
1

Présentation

Revizor, le [Nikolaï Gogol], comédie en cinq actes de Nikolaï Vassilievitch Gogol, rédigée en 1836 sur un thème fourni par Alexandre Pouchkine. La première traduction française, celle de Prosper Mérimée, donne un équivalent pour le revizor (grade de l’administration russe) : « inspecteur général ». C’est l’option choisie également par André Markowicz dans sa traduction pour le spectacle de Matthias Langhoff (1999).

2

Un malentendu

Représenté devant le tsar et la cour, le Revizor obtient un succès de scandale. Si, pour les conservateurs, Gogol mine les fondements mêmes de la société russe, les libéraux le félicitent de ridiculiser des institutions dépassées. Déçu de ces interprétations politiques qui trahissent son projet, Gogol quitte la Russie et entreprend un long voyage à travers l’Europe.

3

Satire bureaucratique

Un revizor, personnage tout-puissant à l’ère de l’absolutisme bureaucratique, doit faire une visite incognito, dans une petite ville de province. L’annonce de sa venue suscite l’affolement parmi les notables locaux qui ont tous à se reprocher corruption et négligence. Un jeune fonctionnaire de passage, Khlestakov, profite involontairement de cette situation. Pris pour l’inspecteur général, il est courtisé, acheté, et joue au personnage important devant un public qui lui est tout acquis. Fiancé à la fille du gouverneur, les poches pleines de l’argent offert — puis sollicité sans vergogne —, Khlestakov quitte la ville juste avant l’arrivée du véritable revizor.

4

Un rire dénonciateur

Le quiproquo comique qui construit l’intrigue est utilisé par Gogol pour illustrer les monstruosités de la réalité russe, et susciter ainsi chez les spectateurs un rire salvateur. Car, comme le dit le dicton populaire placé en épigraphe : « Si ta gueule est de travers, ne t’en prends pas au miroir ».

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