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Résultats avec Windows Live® Search Iliade [Homère]Article
Plan de l'article
Présentation ; Homerus dicitur caecus fuisse ; Iliade ou Achilléide ? ; L’étoffe des héros ; Les larmes d’Achille ; La place de l’homme dans l’univers
Iliade [Homère], épopée grecque archaïque attribuée à Homère et relatant en 15 000 vers certains épisodes de la guerre de Troie (aussi appelée Ilion).
L’élaboration de l’Iliade remonte au viiie siècle av. J.-C., au moment où la civilisation grecque sort des siècles obscurs (1200-800) en se dotant d’une nouvelle écriture, adaptée de l’alphabet phénicien. Malgré les controverses innombrables à ce sujet (Homère a-t-il existé ? Tous les chants de l’Iliade sont-ils du même auteur ?), l’hypothèse la plus vraisemblable est qu’Homère était un aède (poète épique ambulant) qui procéda, en une synthèse géniale, à l’unification d’un ensemble de récits guerriers relatifs ou non au siège — au demeurant impossible à dater — de la ville de Troie, en Asie Mineure, près des Dardanelles, par des guerriers venus de Grèce. Sa cécité légendaire (si l’on s’en tient au célèbre « Homerus dicitur caecus fuisse » des jeunes latinistes) n’a rien de certain, mais elle peut suggérer, comme on l’a constaté au xxe siècle chez des bardes kosovars, la mémoire colossale indispensable pour réciter un poème aussi long.
Malgré son titre, l’Iliade ne raconte ni toute la guerre de Troie, ni même seulement sa fin. Elle place son action dans la dernière année de la guerre mais se concentre sur quatre jours seulement. Tout commence par l’offense faite maladroitement à Achille, le meilleur des Achéens, par Agamemnon, chef de l’armée des Grecs (I). Achille s’enferme alors dans un refus obstiné de combattre, exposant ainsi, avec l’aide de sa mère Thétis et de Zeus lui-même, les Achéens à la puissance troyenne. Rien ne peut fléchir sa détermination (IX), sauf la mort de son ami Patrocle (XVI) qu’il venge en tuant Hector (XXII), sauvant du même coup les Grecs. In extremis toutefois, les dieux le contraignent à rendre le corps d’Hector aux siens, et même à partager les larmes de son père Priam (XXIV).
La mère des épopées européennes est d’abord un chant à la gloire de l’idéal héroïque que partagent Grecs et Troyens. Le héros homérique est d’extraction divine (Achille, Énée, Sarpédon par exemple) ou tout au moins aristocratique (Patrocle, Ajax), mais dans cette société agonistique, il lui faut faire la preuve à la guerre de son excellence personnelle. Il s’engage donc dans des combats singuliers où ses qualités physiques (agilité, rapidité, force) et morales (un courage qui s’exprime souvent par des défis verbaux préalables et une ardeur fougueuse le plus souvent inspirée directement par les dieux) feront merveille. La violence des engagements est extrême, et très chirurgicalement décrite par Homère. Le héros risque chaque fois la mort, mais il ne la craint pas : si elle est glorieuse, elle est mille fois préférable à une vie longue et obscure.
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