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Résultats avec Windows Live® Search Contes [frères Grimm]Article
Plan de l'article
Présentation ; Un recueil constamment augmenté et révisé ; Sources ; « L’âme du peuple » ; Entre fidélité et adaptation ; Thématique et symbolique ; Une entreprise originale
Contes [frères Grimm], recueil de contes des frères Jacob et Wilhelm Grimm, publié à partir de 1812-1815 sous le titre Contes d’enfants et du foyer (Kinder- und Hausmärchen). Ces récits, tirés d’une littérature orale destinée à l’origine à être contée à un public adulte, ont conquis les enfants en raison de leur caractère merveilleux. Ils rencontrent encore aujourd’hui un grand succès grâce à la portée universelle de leur signification.
Le recueil des frères Grimm, réédité sept fois de leur vivant, comprend environ 200 contes. La première édition, publiée en deux volumes (1812 et 1815) en comptait 51. La septième (1857) est celle qui est reprise par les éditeurs contemporains. On trouve dans cette compilation des versions allemandes de contes célèbres dont beaucoup sont déjà présents chez Charles Perrault, tels Cendrillon, la Belle au bois dormant, le Petit Chaperon rouge, Blanche-Neige, ou encore Peau-de-Mille-Bêtes et l’Oiseau ourdi (Fichters Vogel), qui sont respectivement les versions de Peau d’Âne et de la Barbe-bleue. Les Musiciens de la fanfare de Brême, Tom Pouce, Hänsel et Gretel (souvent traduit en français sous le titre de Jeannot et Margot), Rose-Neige et Rouge-Rose ou le Vaillant Petit Tailleur sont également très connus.
Les frères Grimm font œuvre de folkloristes, recueillant de nombreux contes populaires, et de compilateurs, à partir de sources diverses. Ainsi, à Cassel, dans la maison des Wild, les parents de la femme de Wilhelm, ils recueillent les récits de Marie Muller, une vieille servante, dont les plus beaux contes figurent dans le premier volume de 1812. Dorothea Wild rapporte également bon nombre d’histoires à son mari. Dorothea Viehmann, une paysanne originaire d’un petit village des environs de Cassel, fournit quant à elle la plupart des contes publiés dans le volume de 1815. D’autres proviennent des sœurs Hassenpflug, amies de la femme de Wilhelm. Les frères Grimm mettent également en place un vaste réseau de correspondants qui leur envoient des contes de diverses origines. Mais les sources livresques ne sont pas non plus négligées : ils connaissent la plupart des recueils de contes publiés en Europe, notamment ceux de Charles Perrault et de la comtesse d’Aulnoy, ainsi que ceux des conteurs italiens Giambattista Basile et Straparole.
Les deux frères collectent ainsi dans toute l’Allemagne les contes de tradition orale qu’ils considèrent appartenir à l’« âme d’un peuple », pour les transmettre à tous sous forme écrite. Cette entreprise s’inscrit dans une renaissance du sentiment national et dans la mouvance du romantisme allemand. Avant eux, leurs amis Achim von Arnim et Clemens Brentano ont aussi publié des contes (le Cor enchanté de l’enfant, 1806-1808), mais en se permettant des libertés avec la « matière première ». Les frères Grimm s’y refusent, car ils considèrent cette matière comme la forme populaire de l’épopée et du mythe. En revanche, par leur travail sur le style, ils restituent la poésie de la langue orale, et recréent le merveilleux grâce à des notations et à des dialogues pleins de fraîcheur.
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