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Résultats avec Windows Live® Search Tour d'écrou, le [Henry James]Article
Plan de l'article
Présentation ; Histoire de fantômes ; Spectres, fantômes ou fantasmes ; « Une énorme toile d’araignée tendue dans la chambre de la conscience »
Tour d'écrou, le [Henry James], nouvelle fantastique d’Henry James, publiée en 1898 sous le titre The Turn of the Screw.
Cette histoire de fantômes constitue l’un des textes les plus célèbres de l’auteur. Elle développe une anecdote : l’événement inhabituel qui a touché un personnage est présenté sous la forme d’une relation écrite par un témoin des faits qui serait lue à la veille de Noël. Le titre renvoie à la stratégie d’écriture, qui consiste à renforcer le caractère marquant d’un épisode fantastique en plaçant des enfants au cœur de l’intrigue ; l’horreur des faits est ainsi accentuée, resserrée d’un tour.
Le personnage central de la nouvelle est une gouvernante, qui reçoit la charge de deux enfants : Miles et Flora. La trame narrative met en scène l’idée d’une possession violente que subiraient les enfants, hantés par les esprits mauvais d’un vieux domestique et de la gouvernante précédente. Le petit garçon meurt, alors que la gouvernante parvient à éloigner la fillette. La nouvelle relève de la catégorie du fantastique : le cadre réaliste initial permet à l’angoisse de s’installer pendant que le lecteur subit insensiblement les décalages qui l’entraînent peu à peu dans les sphères de l’irrationnel. L’absence finale d’explication laisse ouvertes les possibilités d’interprétation. Comme dans une autre célèbre nouvelle de James, le Motif dans le tapis (The Figure in the Carpet, 1896), aucune solution univoque n’est privilégiée.
James rencontra, lors de ses voyages en Europe, Flaubert, Maupassant et Tourgueniev, et participe donc à la réflexion sur le genre de la nouvelle et sur les catégories du réalisme et du fantastique. Le Tour d’écrou constitue un texte exemplaire de sa spécificité : cette exploration de l’univers des esprits du mal permet de supposer la perversité des enfants, mais aussi l’existence des fantasmes pernicieux de l’éducatrice. Les inhibitions rendues sensibles dans l’âpreté du propos et la force des thématiques du secret ou de la trahison manifestent l’exploration d’un univers inconscient dont Freud propose, dans le même temps, une première topique.
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