Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Bonnes, les [Jean Genet]

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Bonnes, les [Jean Genet]

Article
Médias
Jean Genet et Michel FoucaultJean Genet et Michel Foucault
Plan de l'article
1

Présentation

Bonnes, les [Jean Genet], pièce en un acte et en prose de Jean Genet, créée en 1947 par Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée, et publiée la même année.

2

Une première

Écrite à la demande de Louis Jouvet selon l'auteur, reprise et réduite à un seul acte selon le comédien et metteur en scène, la pièce est montée en 1947 par ce dernier. L'accueil est mitigé, mais l'œuvre sera rejouée maintes fois en France comme à l'étranger, assurant la reconnaissance internationale de l'écriture dramatique dans laquelle l'écrivain s'est ainsi engagé.

3

Maître et esclave

Deux sœurs, employées de maison, jouent, dans la chambre de leur patronne absente, la comédie du maître et de l'esclave. Claire, transformée en Madame, et Solange, en Claire, miment une relation de haine et de mépris réciproques. Elles expriment ainsi la honte de leur asservissement et leur désir de nuire à leur maîtresse. Elles ont d'ailleurs déjà trahi celle-ci en dénonçant son amant, Monsieur, maintenant sous les verrous. Elles jubilent, mais envient à Madame cet amant criminel. Leur ressentiment est tel qu'elles envisagent de la tuer à son retour. Elles n'y parviendront pas et retourneront contre elles-mêmes leur noir dessein.

4

Les sœurs du Mal

Les deux bonnes figurent la domesticité opprimée, contrainte de vivre dans l'ombre du bonheur bourgeois. Leurs paroles sont des paroles de révolte. Mais, par-delà le « plaidoyer sur le sort des domestiques » inspiré d’un fait divers (les sœurs Papin), l'œuvre met en scène deux personnages pleinement inscrits dans l'univers effroyablement beau de Genet : les deux sœurs, solidaires dans la haine, s'aiment et se haïssent aussi ; elles aspirent à la beauté dans le mal, et leurs propos forment un chant sublime dont le crime, la honte et la trahison sont les « vertus » cardinales.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft