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  • John Berry : filmographie, films en catalogue

    Acquisitions depuis 1982-83 - Disponibilité sur tous médias sous réserve de la durée des droits et des territoires concédés - Pour plus d'informations ...

  • John Berry

    Boxeur à l'adolescence, John Berry devient à 18 ans, acteur et assistant d'Orson Welles au théâtre. Il fait ses débuts au cinéma comme 'observateur' sur le film de Billy ...

  • Transfiguration.

    Transfiguration. (BNF, Lat 18104) fol. 192 John of Berry's Petites Heures France, Paris 14th Century. (55 x 45 mm)

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Berry, John

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Berry, John (1917-1999), réalisateur et acteur américain.

Né dans le Bronx (New York), Jack Szold, dit John Berry, connaît une enfance défavorisée. Très jeune, il devient comédien et fait du music-hall, puis entre dans la troupe du Shakespeare Fellowship. Il travaille ensuite avec Orson Welles comme acteur et assistant au Mercury Theater, puis s'oriente vers la mise en scène de théâtre. Il réalise parallèlement un documentaire sur les élections présidentielles, Tuesday in November (1942).

Il se fixe ensuite à Hollywood, où John Houseman lui permet de faire ses premiers films, Miss Susie Slagle’s (1946) avec Veronika Lake et Cross my Heart (1946) avec Betty Hutton. Dans From This Day Forward (1946), il commence à mettre au jour ses préoccupations sociales et ses affinités esthétiques avec le courant néoréaliste. Il tourne ensuite une version musicale de Pépé le Moko, Casbah (1948), puis signe deux films noirs, Tension (1949) et Menaces dans la nuit (He Ran All The Way, 1951), dans lequel John Garfield apparaît pour la dernière fois à l’écran.

Politiquement très engagé, il réalise — à la demande de son ami Edward Dmytryk — The Hollywood Ten (1950), un documentaire en faveur des victimes de la Commission des activités anti-américaines menée par le sénateur McCarthy et l'avocat Richard Nixon, avant d’être dénoncé comme communiste par le même Dmytryk.

Inscrit sur la liste noire d’Hollywood et contraint à l'exil, il vit d'expédients en Angleterre, puis en France, avant de diriger Eddie Constantine dans Ça va barder (1955) et Je suis un sentimental (1955), qui obtiennent un grand succès populaire.

Berry s’installe ensuite en France, et met en scène Fernandel dans Don Juan (1956), Curd Jurgens et Jean Servais dans Tamango (1958), puis Dario Moreno dans le délirant O Qué Mambo (1958). Après avoir signé Maya (1966), il réalise une comédie burlesque intitulée À tout casser (1969), avec Eddie Constantine et Johnny Hallyday ; mais le film ayant été entièrement remanié au montage par le producteur, Berry, indigné, fait retirer son nom du générique.

Il vit pendant plusieurs années de ses cachets de comédien spécialisé dans la post-synchronisation, puis rentre aux États-Unis pour tourner un film entièrement interprété par des comédiens noirs, Claudine (1974), qui témoigne de la persévérance de son engagement en faveur de la communauté afro-américaine.

Berry réalise ensuite Thieves (1978) et The Bad New Bears Go To Japan (1978), puis revient en France où il signe Voyage à Paimpol (1985), interprété par Myriam Boyer et Michel Boujenah, avant de tourner un nouveau film noir : Il y a maldonne (1988). Il repart ensuite à Hollywood pour le tournage d’A Captive in the Land (1990) et fait, dès lors, de fréquents allers et retours entre Paris et son pays d’origine.

Berry a également monté de nombreuses pièces de théâtre. Juste avant sa mort, ce cinéaste atypique et passionné a réalisé un dernier film, Boesman et Lena (1999).

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