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Résultats avec Windows Live® Search Amants, les [Louis Malle]Article
Amants, les [Louis Malle], film français en noir et blanc de Louis Malle, réalisé en 1958. Jeanne Tournier (Jeanne Moreau) s’ennuie dans sa luxueuse demeure de Dijon. Elle est mariée au directeur d’un journal (Alain Cuny) et se rend chaque mois à Paris chez son amie Maggie (Judith Magre). Elle a une liaison avec un joueur de polo aussi vain qu’élégant (José-Luis de Villalonga). Lors d’une soirée, son mari tente en vain de la reconquérir, mais elle rencontre un jeune archéologue, Bernard Dubois-Lambert (Jean-Marc Bory), avec lequel elle vit une nuit d’amour intense. Le lendemain matin, sous les regards étonnés et réprobateurs des autres, Jeanne quitte le foyer conjugal avec Bernard, bien que l’avenir de cette nouvelle relation soit incertain. Les Amants, transposition par Louise de Vilmorin d’une œuvre du baron Dominique Vivant Denon — auteur libertin du XVIIIe siècle (1747-1825) et directeur général des musées sous le Premier Empire — a fait scandale, notamment au festival de Venise où le film reçoit le lion d’argent en 1958. Deux ans plus tôt, Brigitte Bardot avait incarné dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, une nouvelle image de la femme : libre d’attaches et de tabous. Mais Jeanne Moreau, sous la direction du jeune Louis Malle, incarne sous une apparence moins audacieuse une héroïne bien plus subversive que celle de Vadim. Car Jeanne Tournier est plus qu’une femme « libérée » : elle est celle qui choisit son partenaire et non celle qui est choisie, répondant en cela aux secrètes aspirations des hommes. Une scène amoureuse, montrée de front par le réalisateur, dans un magnifique plan rapproché sur le visage de l’actrice, fera dire à François Truffaut qu’il s’agit là de la « première nuit d’amour du cinéma ». Moment capital, annonçant la liberté de ton des premiers films de la Nouvelle Vague qui vont bouleverser le cinéma français quelques mois plus tard, les Amants donne à sa critique de la morale bourgeoise une esthétique raffinée, tant par l’image due à Henri Decae que par une construction alors qualifiée de « symphonique », sur fond de musique de Brahms.
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