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Résultats avec Windows Live® Search Vernet, HoraceArticle
Plan de l'article
Présentation ; Des débuts prometteurs ; Vernet et la peinture d’histoire ; Vernet face à la critique
Vernet, Horace (1789-1863), peintre français. Ultime représentant de l’illustre dynastie des Vernet, Horace — petit-fils de Joseph et fils de Carle — manifeste un don précoce pour la vignette et la caricature. À vingt ans, il concourt sans succès pour le Prix de Rome, puis apparaît au Salon de 1812 avec Intérieur d’écurie et la Prise de Glatz qui lui valent une médaille d’or. À vingt-cinq ans, Napoléon Ier le décore de la Légion d’honneur.
Ces débuts fulgurants lui permettent de mener de front un art voué principalement à l’illustration des faits d’armes de la France et une carrière de diplomate cultivé, favorisée par les gouvernements successifs. En pleine Restauration, ses opinions bonapartistes lui valent d’être refusé au Salon de 1822, avec notamment la Barrière de Clichy (1820, musée du Louvre), sujet relatif à la défense de Paris dont il a été l’un des acteurs en 1814. Horace Vernet se rallie pourtant à la Restauration et Charles X, qui l’apprécie, lui commande un plafond pour le Louvre (Jules II en conférence avec Bramante, Raphaël et Michel-Ange, 1827). Parallèlement, Vernet devient membre de l’Institut en 1826, puis directeur de l’Académie de France à Rome. Il se rapproche alors de l’école romantique dans l’expression du dessin et de la couleur. Ses œuvres, inspirées par l’histoire, par la légende ou par l’Ancien Testament, et que la gravure a largement divulguées, — comme Mazeppa (1827, musée d’Avignon) ou Judith et Holopherne (1830, musée de Pau) — s’inscrivent parmi les plus habiles de son temps.
Laissant libre cours à son humeur voyageuse, il découvre, entre 1836 et 1842, Malte, l’Égypte, la Palestine, Saint-Pétersbourg et la cour de Russie. Dans l’intervalle, sa peinture de genre emprunte ses sujets à l’Orient : le Conteur arabe, la Prière dans le désert, Chasse au lion. À son retour d’Algérie, il devient le chantre de la conquête coloniale avec les Colonnes d’assaut se mettent en mouvement lors du siège de Constantine, le 13 octobre 1837 (1838, château de Versailles) ou la Prise de la smalah d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale, à Taguin, 16 mai 1843 (1845, château de Versailles). Louis-Philippe, dont il est devenu l’artiste attitré, lui fait exécuter pour le château de Versailles une série de « batailles » de grand format qui deviennent vite célèbres ; ainsi, il peint les batailles de la monarchie — Las Navas de Tolosa en 1212, Bouvines (Philippe Auguste à la Bataille de Bouvines, 27 juillet 1214, 1827) et Fontenoy en 1745 — mais également les grandes victoires de Napoléon Ier — Iéna (1836), Friedland (1836), Wagram (1837) — ou l’Attaque de la citadelle d’Anvers en 1832 (1840). Pour ses tableaux du Bombardement de Tanger et de l’Occupation de Mogador, il visite le Maroc et publie pour l’occasion une étude largement utilisée par ses confrères pour les scènes bibliques : Des rapports qui existent entre le costume des Hébreux et celui des Arabes modernes. Son rôle de peintre officiel pâlit quelque peu sous le second Empire et ses dernières œuvres, parmi lesquelles les portraits de Napoléon III, marquent le déclin de son talent. Sentant la faveur du public l’abandonner, il se retire près de Hyères et cesse de peindre.
S’il a créé le mouvement naturaliste dans la peinture d’histoire et rompu avec la tradition, Horace Vernet est le peintre d’histoire le plus en vue du xixe siècle, tout autant favorisé que décrié. Fondée sur la précision anecdotique de l’image, un faire porcelainé issu du néo-classicisme, sa réputation est déjà mise en question de son vivant, en particulier par Baudelaire qui fustige le manque d’unité de ses compositions et son penchant à la facilité : « Monsieur Horace Vernet est un militaire qui fait de la peinture ». Certes, il semble qu’il ait produit trop et trop vite et il est vrai que sa peinture de genre nous émeut plus que ses gigantesques toiles historiques. Exact et juste narrateur (appliqué parfois jusqu’à l’excès), bon mais sage coloriste, virtuose observateur, exécutant vif, Horace Vernet est le tenant d’une sorte de vérisme romantique officiel qui veut plaire à tous… historiographe éclectique, à l’image des temps qu’il dépeint.
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