Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Jackson, Milt

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Jackson, Milt

Article
Plan de l'article
1

Présentation

Jackson, Milt (1923-1999), vibraphoniste, pianiste, guitariste, chef d’orchestre et compositeur de jazz américain.

2

Du gospel au be-bop

Né à Detroit (Michigan), second de six garçons élevés dans une famille religieuse, Milt Jackson fréquente très tôt l’église et déclare à sept ans son intention de devenir musicien. Il entreprend l’étude de divers instruments — dont la guitare et le piano —, chante dans un chœur de gospel, découvre le vibraphone, joue dans des groupes locaux avant de découvrir le be-bop naissant. En 1944, Milt Jackson forme son propre quartette, les Four Sharps et, découvert par Dizzy Gillespie, entre dans le quintette du célèbre trompettiste… pour remplacer Charlie Parker. Enfin il enregistre pour la première fois dans la formation de la chanteuse Dinah Washington. Arrivé à New York l’année suivante, il côtoie les plus grands musiciens be-bop et participe à toutes les formations (y compris le big band) de Dizzy Gillespie (1947-1948 et 1950-1952) où il rencontre le pianiste John Lewis avec qui il formera le légendaire Modern Jazz Quartet (MJQ) en 1952 (comptant également le contrebassiste Percy Heath qui remplace Ray Brown et le batteur Kenny Clarke, qui laissera sa place à Connie Kay en 1955).

3

Au sein du Modern Jazz Quartet

La carrière de Milt Jackson se confond avec celle du quartette, de ses débuts à 1974, date de la première dissolution, puis de 1981 à 1994 lors d’épisodiques reconstitutions. De fort nombreux enregistrements témoignent de la magnificence du MJQ et du talent du vibraphoniste qui — et ce dès ses débuts — ralentit la vitesse de rotation des ailettes de l’instrument (moins de vibrato) et utilise des mailloches plus souples. Cette technique permet une sonorité plus douce et plus voluptueuse de l’instrument. Dès lors on remarque chez lui une décontraction dans l’articulation de longues phrases ponctuées d’étincelles flamboyantes, le savant dosage de silences et soupirs, l’exaltation de la mélodie, notamment sur les ballades dont il est un émouvant interprète. Les quatre compères sillonneront le monde entier en ambassadeurs du jazz auprès de divers publics, dont celui de la musique dite classique.

4

Contextes divers

Entre-temps, Milt Jackson aura joué et enregistré avec Thelonious Monk, Miles Davis (Bag’s Groove, titre d’une de ses compositions, et Miles Davis and the Modern Jazz Giants), John Coltrane (Bags and Trane), avec un orchestre à cordes (l’Art de la Ballade), avec Ray Charles, Oscar Peterson, à la tête de son propre grand orchestre co-dirigé avec Ray Brown (The Impulse Years, 1956-1969), Count Basie, le guitariste Joe Pass et en duo avec le pianiste Hank Jones. En 1999, il enregistre son dernier disque Explosed et joue en quartette au Blue Note de New York avant de s’éteindre le 10 octobre 1999.

Considéré comme le plus grand vibraphoniste de l’histoire du jazz par les amateurs et par la critique, celui que les musiciens surnommaient « Bags » et que Quincy Jones baptisa « Soul Brother » a été au be-bop ce que Lionel Hampton fut au jazz classique et ce que Gary Burton est au jazz moderne.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft