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transcription musicale

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Présentation

transcription musicale, changement dans la notation musicale d'une œuvre, adaptation d'une œuvre à un autre instrument, ou réécriture d'une œuvre par un autre compositeur.

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Transcription, adaptation et arrangement

La transcription désigne au sens strict la notation d'une œuvre musicale de tradition orale, la traduction d'une œuvre d'un système de notation (par exemple de la Renaissance ou du Moyen Âge) dans un autre, d'une clé dans une autre, ou d'un instrument à un autre. Par extension, elle désigne également l'écriture ou l'adaptation d'une œuvre musicale à d'autres formes instrumentales (la transcription d'une œuvre orchestrale pour piano, ou l'inverse, par exemple). On parle alors parfois d'adaptation, mais le terme suppose plutôt une modification de l'œuvre.

Le terme arrangement est utilisé essentiellement pour le jazz ou les musiques de film afin de désigner l'adaptation d'une œuvre à un nouveau support ou sa transformation créatrice.

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Origine et fonction de la transcription

La pratique de la transcription remonte aux débuts de la musique polyphonique. Les premiers exemples notables sont les transcriptions de pièces vocales en tablatures pour luth ou clavier, à partir du XVe siècle. Cette pratique était si développée qu'une bonne part de la musique instrumentale ancienne provient de transcriptions de chants. Le développement de l'édition musicale, à partir du début du XVIe siècle, donna une forte impulsion à ce procédé ; c'est ainsi que la chanson Susanne un jour de Roland de Lassus devint l'un des morceaux les plus fréquemment arrangés de son époque. Nombre d'autres morceaux furent publiés simultanément en différents arrangements, comme les airs de Dowland, qui étaient imprimés à la fois comme chansons polyphoniques et pièces pour voix et luth.

La transcription a également permis d'élargir le répertoire de certains instruments. C'est ainsi qu'une grande partie de la musique pour flûte à bec fut créée au début du XVIIIe siècle, comme le furent les pièces pour guitare et pour alto, aux XIXe et XXe siècles. La majeure partie du répertoire des fanfares civiles ou militaires repose sur l'arrangement d'airs populaires et de musique d'orchestre.

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La transcription chez les musiciens classiques

La transcription consiste, par des modifications, parfois minimes, à développer délibérément (ou à simplifier) une pièce. Elle peut également apporter des changements considérables, soit dans le but d'« améliorer » l'œuvre (comme Mahler chercha à le faire en réorchestrant les symphonies de Schumann), soit pour en faire une œuvre nouvelle (comme la version que Ravel donna des Tableaux d'une exposition de Moussorgski).

Au XVIIIe siècle, la transcription fut une technique d'apprentissage pour de nombreux compositeurs. En un sens, elle eut une fonction analogue à la copie des maîtres anciens dans la peinture classique. C'est ainsi que Bach transcrivit des concertos d'Albinoni, de Torelli et de Telemann pour orgue. Bach, et plus encore Haendel, étaient connus pour opérer des transcriptions de leurs propres œuvres. Haydn, puis surtout Mozart, effectuèrent grand nombre de transcriptions, telle la version mozartienne du Messie de Haendel.

Au XIXe siècle, on fit beaucoup de transcriptions d'œuvres orchestrales pour piano à deux ou à quatre mains. Ces transcriptions étaient destinées aux amateurs, mais aussi aux récitals de virtuoses, comme les transcriptions pour piano d'œuvres de Beethoven, Wagner et Berlioz par Lizst. Il arrivait également que la musique instrumentale soit arrangée pour orchestre. Ce fut le cas des Tableaux d'une exposition de Moussorgski ou encore de la Toccata et fugue en ré mineur pour orgue de Bach, qui inspira neuf versions orchestrales différentes (ironie du sort, selon des recherches récentes, l'original de Bach était probablement lui-même une transcription d'une œuvre pour violon plus ancienne !).

Au XXe siècle, la transcription est le support d'une véritable création, plutôt qu'une adaptation. C'est ce procédé que l'on voit à l'œuvre dans les arrangements de chansons populaires de Bartók, Vaughan Williams et Britten, ainsi que dans des œuvres néoclassiques comme Pulcinella (1920) de Stravinski.

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