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artillerie (arme)Article
Plan de l'article
Mis en valeur au cours des récents conflits, les armements sol-air combinent des moyens d’alerte, de détection, d’identification et de tir. Les unités sont dotées de radars et de missiles particulièrement performants, commandés informatiquement. Dès l’apparition d’une crise, les unités d’artillerie sol-air participent en étroite coopération avec l’armée de l’air à la défense de l’espace aérien européen en engageant leurs moyens. L’artillerie sol-air est équipée de SAMP/T (système d’armes sol-air moyenne portée version terrestre). Les modules de lancement tirent 8 munitions en moins de dix secondes. Les missiles sont soumis au guidage inertiel pendant la première partie de la trajectoire, avec rafraîchissement des informations à chaque tour d’antenne par une liaison montante. Ils sont ensuite dirigés vers la cible par un autodirecteur électromagnétique actif. Le missile peut être tiré jusqu’à 80 km, à plus de 5 200 km/h à une altitude de 20 km. Le système Mistral est quant à lui destiné à la protection antiaérienne de points particuliers et de zones limitées. Sa portée de tir varie entre 600 et 5 000 m avec un plafond de cible limité à 3 000 m.
L’acquisition d’objectifs est une composante de l’artillerie qui est en plein développement, et qui est liée au monde du renseignement. Equipée du CL 289, elle permet le survol du dispositif ennemi dans sa profondeur et la transmission de données concernant le champ de bataille. Cette mission spécifique a été récemment utilisée en Bosnie où le CL 289 a largement montré son efficacité. Il s’agit d’un missile tiré à partir d’un véhicule, qui peut atteindre une vitesse de 720 km/h à une altitude maximum de lancement de 2 700 m. Pénétrant à 150 km au-delà des lignes adverses, sur une trajectoire programmée d’un maximum de 400 km, le CL 289 peut effectuer des prises de vues optiques utiles jusqu’à 900 m d’altitude et en infrarouge jusqu’à 600 m.
Héritière des régiments des fusiliers du Roy, l’école d’artillerie s’installe à Châlons-sur-Marne en 1790. Le 16 novembre 1800, elle prend l’appellation officielle d’école d’application de l’artillerie. En 1870, elle est transférée à Metz puis à Fontainebleau avant de rejoindre Nîmes en 1940 pour être dissoute deux ans plus tard. Recréée en 1946 à Idar-Oberstein en Allemagne, elle rejoint Mourmelon en 1952 puis Châlons-sur-Marne en 1953. En 1976, elle s’installe à Draguignan où elle est encore aujourd’hui. Chaque année, au mois de juillet, l’école commémore la victoire de Wagram où, les 5 et 6 juillet 1809, la « grande batterie » décida du sort de la bataille.
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