Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur microéconomie

Résultats avec Windows Live® Search

  • Microéconomie - Wikipédia

    La microéconomie (on rencontre aussi le terme micro-économie) est la branche de l' économie qui analyse le comportement économique au niveau d'entités individuelles telles qu ...

  • Nouvelle page 1

    Microéconomie Licence 2ème . Cours d'André Lapidus et Michel Sollogoub. Professeurs à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne . Référence bibliographique

  • Ressources pédagogiques : Microéconomie, 6e éd.

    Bienvenue sur le site compagnon de Microéconomie, 6e éd. Robert Pindyck, Daniel Rubinfeld Michel Sollogoub

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

microéconomie

Article
Médias
Pièces du monde entierPièces du monde entier
Plan de l'article
1

Présentation

microéconomie, discipline de la science économique qui étudie les comportements individuels des agents économiques (entreprise, consommateur, entrepreneur individuel), dans leurs activités de production, de consommation, d’investissement et d’épargne.

Faisant de l’unité économique individuelle l’objet privilégié de son étude, la microéconomie s’inscrit pleinement dans la démarche des économistes de l’école classique et de l’école marginaliste, qui suppose que les marchés sont en situation de concurrence pure et parfaite, que les prix sont donnés, et que la variation des grandeurs économiques ne peut être la résultante d’initiatives isolées.

La microéconomie se distingue de la macroéconomie, qui étudie les conditions optimales d’utilisation des ressources disponibles et les conséquences de leur variation en ne considérant que les grandeurs économiques agrégées. Cependant, il existe des liens entre microéconomie et macroéconomie, dans la mesure où les principales divergences entre les courants de la pensée macroéconomique trouvent leur origine dans des différences de conceptions d’ordre microéconomique. C’est par exemple le cas pour le rôle à accorder aux taux d’intérêt dans la régulation de l’activité économique globale, ce qui constitue un problème macroéconomique, mais dont la source est d’ordre microéconomique, puisqu’il procède d’une différence de conception sur la motivation des agents économiques dans leur demande de monnaie.

2

Objets et postulats de la microéconomie

Le raisonnement microéconomique repose sur le postulat que chaque individu poursuit des objectifs variés, qui vont de la satisfaction des besoins fondamentaux (comme la nourriture, l’habillement et le logement) à celle d’aspirations plus complexes (pouvant être d’ordre matériel, esthétique ou spirituel). Les moyens disponibles pour satisfaire ces objectifs à un moment donné du temps sont limités par le volume de l’offre disponible en matière de facteurs de production (travail, capital et matières premières) comme en matière de technologie. Cette rareté des ressources est une contrainte qui oblige l’agent économique à procéder à des arbitrages pour maximiser l’utilité s’il est un individu isolé, ou son profit s’il est un entrepreneur.

La microéconomie permet en fait de décrire et d’analyser la manière dont les ménages forment leur demande de biens et services, et la manière dont les entreprises décident quels biens ou services elles vont produire, en quelle quantité et selon quelle combinaison de facteurs de production ; enfin, elle s’attache à comprendre comment les marchés organisent la rencontre de l’offre et de la demande ainsi exprimées.

3

Théorie du consommateur

Le choix optimal pour un consommateur est celui qui lui permettra d’obtenir une utilité maximale, si l’on retient, comme le fait la microéconomie, une hypothèse de rationalité de l’individu.

En matière de consommation, les options disponibles qui s’offrent à l’individu désirant consommer dépendent de son pouvoir d’achat (lui-même fonction de son revenu et de ses possibilités d’avoir accès à du capital, notamment par le crédit) et le prix des biens et services disponibles. En fonction des informations dont il dispose sur ces options, le choix d’utilité maximale du consommateur dépendra de ses courbes de préférence, c’est-à-dire de l’échelle subjective sur laquelle il place les différentes combinaisons de biens et services contribuant à l’utilité totale. La théorie microéconomique de la demande du consommateur établit donc comment le choix d’utilité maximale d’un consommateur sera affecté par les variations de chacune de ses composantes, à savoir son pouvoir d’achat, le prix des biens et services disponibles et ses courbes de préférence.

L’individu n’est évidemment pas seulement un consommateur. Pour acquérir du pouvoir d’achat sous la forme de revenu, il doit vendre son travail. L’un des choix fondamentaux qui se présentent à lui est celui de l’arbitrage entre revenus et loisirs. Là encore, la théorie microéconomique postule que le choix optimal a été effectué lorsque le rapport des utilités marginales du revenu et du loisir est égal au prix relatif du travail, c’est-à-dire le salaire.

Enfin, la microéconomie ne néglige pas le fait que le consommateur doit choisir entre des consommations à différents moments dans le temps. En effet, en s’abstenant de consommer à un moment quelconque pour épargner, il se donne la possibilité de consommer davantage à un moment ultérieur. Ce problème est traité par la théorie microéconomique du choix intertemporel, qui introduit la question du risque encouru, que le consommateur prend nécessairement en compte dans toutes ses décisions, et particulièrement lorsqu’il s’agit d’épargner ou de consommer. Cela explique qu’une partie de la théorie microéconomique traite du choix optimal dans des conditions d’incertitude. Ce domaine, en rapport avec la théorie des jeux, débouche sur diverses applications qui permettent de définir des stratégies de long terme, notamment dans le domaine de l’assurance.

4

Théorie de la firme

Symétriquement à la théorie du consommateur, la théorie de la firme étudie le choix de l’agent économique agissant comme producteur. L’hypothèse de base, correspondant à celle qui est évoquée dans la théorie de la demande, et selon laquelle le consommateur cherche à atteindre une utilité maximale, est dans ce cadre que l’entreprise cherche à maximiser son profit.

Cette recherche s’effectue en tenant compte d’une fonction de production, qui traduit la relation existant entre production maximale et quantité utilisée des différents facteurs de production (essentiellement le travail et le capital), relation dans laquelle intervient également la contrainte technologique qui conditionne toute activité. À partir de cette fonction de production, on peut établir l’ensemble des combinaisons de facteurs de production pour lequel la production reste inchangée et déterminer si les facteurs sont substituables, et dans quelle mesure : cela permet de déterminer, par exemple, combien de capital supplémentaire il sera nécessaire de mobiliser pour conserver le même niveau de production, si on utilise une heure de travail en moins.

Au vu de ces données, l’entreprise est en mesure de décider de la combinaison de facteurs qu’il convient de privilégier, sachant qu’elle cherche de manière constante à minimiser ses coûts et à maximiser son profit, ce dernier étant bien entendu dépendant du prix de vente de la production réalisée. Théoriquement, l’entreprise aura avantage à augmenter sa production tant que le coût engendré par la fabrication d’une unité supplémentaire sera inférieur au profit généré par la vente de cette unité sur le marché. En définitive, l’entreprise peut fixer le volume de sa production optimale et, grâce à la théorie de la firme, la quantité qu’elle devra offrir sur un marché donné.

La théorie de la firme est assez pertinente à court terme et permet des prévisions relativement précises sur le volume de production d’une entreprise et sur l’utilisation qu’elle compte faire de différents facteurs de production, au moins dans des conditions de concurrence parfaite. Des hypothèses raisonnables peuvent être émises sur les relations générales entre les variations des facteurs de production et les variations de la production.

En revanche, le comportement à long terme des entreprises est plus difficile à prévoir. Cette incertitude tient à l’étendue des variations des capacités de production, à la difficulté d’établir des hypothèses fiables sur les économies d’échelle et l’évolution de la technologie, et au caractère arbitraire de la période choisie lorsqu’on s’écarte de la durée précise pendant laquelle les conditions de pleine capacité ont été jugées plus ou moins remplies.

Si utile soit-elle, cette théorie est souvent critiquée parce qu’elle ne tient pas compte du fonctionnement réel de l’entreprise. En effet, seuls ses aspects économiques et technologiques sont pris en compte, alors que certains facteurs semblent échapper au strict calcul économique. Ces considérations recouvrent aussi bien les motivations des dirigeants, qui peuvent avoir comme objectif l’augmentation de leurs rémunérations, voire la progression de leur pouvoir ou de leur prestige, facteurs qui dépendent autant de la taille de l’entreprise et de sa croissance externe que de la rentabilité de ses activités, que la manière dont les entreprises gèrent leurs relations sociales et leur politique salariale.

Toutefois, il semble bien que, sur la longue durée, l’entreprise se conforme à un modèle de maximisation des profits.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft