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australien, art

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Caserne de Hyde Park (Sydney, Australie)Caserne de Hyde Park (Sydney, Australie)
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1

Présentation

australien, art, production artistique et architecturale de l’Australie depuis la fin du xviiie siècle, à l’exception de l’art aborigène.

2

Contexte culturel

Si la première expédition de James Cook a lieu en 1770, la colonisation de l’Australie ne débute officiellement qu’en 1788, lorsque la Nouvelle-Galles du Sud est choisie comme colonie pénitentiaire du gouvernement britannique (voir Empire colonial britannique). Jusqu’au milieu du xixe siècle, le Royaume-Uni n’accorde qu’un intérêt médiocre à ce lointain territoire, peuplé de forçats et de déportés ; l’existence de terres abondantes et bon marché autour des principales villes coloniales incite de ce fait les colons libres à s’installer dans des maisons individuelles à un seul étage. Vers la fin du xixe siècle, l’arrivée de nouveaux fermiers et de chercheurs d’or bouleverse l’économie de l’île : de nouvelles villes apparaissent, un réseau ferroviaire prend forme. L’Australie devient l’une des sociétés les plus urbanisées du monde occidental. En dépit de l’existence de quelques très beaux bâtiments ou édifices publics, il n’est donc pas surprenant que l’histoire de l’architecture de ce pays soit bien souvent abordée sous l’angle de l’histoire et de l’évolution de la maison d’habitation.

La longue colonisation du territoire a fortement imprégné la culture australienne, le mythe du pionnier finissant par se confondre avec la quête d’une identité nationale. Dans l’imaginaire commun, le paysage australien (ou bush, « la brousse ») est devenu la caractéristique principale du pays ; c’est pourquoi l’art du paysage garde aujourd’hui encore la faveur du grand public.

3

L’art colonial (1788-1880)

3.1

Les premiers développements

Les premiers artistes venus s’installer en Australie sont motivés tant par l’intérêt scientifique qu’artistique. Il s’agit de topographes et de peintres naturalistes qui, à la fin du xviiie et au début du xixe siècle, se joignent aux équipages des navires amenant explorateurs et colons. Leur rôle est de récolter des informations topographiques pour des besoins navals, militaires ou civils, et de dessiner la flore et la faune de cette île récemment découverte.

Quant à l’architecture, en cette période de première colonisation, elle joue un rôle symbolique autant que pratique. S’apparentant au style georgien par sa symétrie et sa simplicité d’inspiration classique, elle porte en elle les valeurs d’ordre, de discipline et d’harmonie, les vertus de la civilisation et de la raison, qu’il convient de suggérer dans une société de forçats. Le principal représentant de ce style est l’architecte Francis Greenway.

3.2

Le premier art colonial

Lorsque le gouverneur Macquarie quitte ses fonctions en Nouvelle-Galles du Sud en 1821, il est admis que les colonies australiennes doivent devenir des lieux d’implantation, plutôt que de déportation de bagnards indésirables. Dans les années 1820, des terres sont donc distribuées avec largesse aux colons libres, ce qui a pour conséquence de privatiser le territoire. Views of Australia, un album d’aquarelles signées par un ancien bagnard, Joseph Lycett, est publié à Londres en 1824-1825 : destiné à encourager la libre immigration, des images de maisons de ville et de demeures campagnardes y témoignent de l’existence d’une classe aisée de colons terriens.

Les deux principaux peintres paysagistes de cette période sont Conrad Martens et John Glover. Conrad Martens arrive à Sydney en 1835, après avoir travaillé comme artiste topographe sur le Beagle, où il a pour compagnon de voyage et ami le jeune Charles Darwin. Ses vues du port de Sydney deviennent rapidement célèbres, et il inaugure une tradition picturale qui va influencer l’art du paysage pour le reste du siècle. Quant à John Glover, il a déjà 64 ans lorsqu’il émigre avec sa famille en Tasmanie, en 1831. Devant ce paysage nouveau, il éclaircit sa palette afin de traduire les effets de la lumière baignant le bush australien.

Par le raffinement de son style Regency, l’architecture de John Verge conquiert la gentry coloniale de la Nouvelle-Galles du Sud : de proportions grandioses, elle sait demeurer attentive à la finesse des détails. L’architecture de John Lee Archer, se détachant du style néoclassique, est plus proche dans ses proportions du style georgien.

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