![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Berliner EnsembleArticle
Plan de l'article
Présentation ; Rassembler les « collaborateurs » (Mitarbeiter) ; Un théâtre national, un nouveau répertoire ; Après la mort de Brecht ; Un théâtre qui se cherche ; Un nouveau départ
Berliner Ensemble, compagnie théâtrale allemande créée en janvier 1949 à Berlin-Est par Bertolt Brecht et Helene Weigel.
Compagnie itinérante dirigée par Bertolt Brecht et son épouse, la comédienne autrichienne Helene Weigel, le Berliner Ensemble est tout d’abord associé au Deutsches Theater, où sont présentées plusieurs créations collectives signées par Brecht et ses principaux collaborateurs : Elisabeth Hauptmann et Ruth Berghaus, Caspar Neher (décorateur), Erich Engel (metteur en scène), Hanns Eisler et Paul Dessau (musiciens), Ernst Busch et Therese Giehse (acteurs). L’inauguration a lieu le 12 janvier 1949 avec la pièce de Brecht Maître Puntila et son valet Matti (Herr Puntila und sein Kneicht Matti), mise en scène par Brecht et Engel. Ce n’est qu’en 1954 que le Berliner Ensemble s’installe dans un lieu fixe, le Theater am Schiffbauerdamm. Benno Besson y signe la première création, une adaptation du Dom Juan de Molière.
De 1949 à 1956, Brecht monte ou fait représenter ses propres œuvres — Mère Courage et ses enfants (Mutter Courage und Ihre Kinder), la Mère (Die Mutter), les Fusils de la mère Carrar (Gewehre der Frau Carrar) — ainsi que des pièces classiques — Coriolan de Shakespeare, le Précepteur (Der Hofmeister) de Lenz — et modernes la Pelisse de castor (Der Biberpelz) de Hauptmann. Renouant avec la tradition théâtrale d’avant le nazisme, tout en proposant une application concrète des théories brechtiennes sur le théâtre épique, la compagnie, en butte à la méfiance des autorités, à des difficultés financières et à des dissensions internes, acquiert toutefois rapidement une réputation internationale.
La mort de Brecht, en 1956, ne condamne pas le Berliner, qui continue à produire des spectacles de haut niveau comme la Résistible Ascension d’Arturo Ui (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui, mis en scène par Palitzsch et Werkwerth en 1959) et Coriolan (mis en scène par Werkwerth et Tenschert, 1964). Cependant le Berliner commence, peu à peu, à s’asphyxier et les effets de l’institutionnalisation se font sentir dans des spectacles comme Homme pour Homme (Mann ist Mann, mis en scène par Birnbaum en 1967) et Sainte Jeanne des abattoirs (Die heilige Johanna der Schlachthöfe, mis en scène par Werkwerth et Tenschert en 1968) de Brecht. À la mort d’Helene Weigel, en 1971, la direction du Berliner Ensemble revient à Ruth Berghaus (1927- ), puis à Manfred Werkwerth (1929- ), qui occupe cette fonction à partir de 1977. On lui doit notamment la Vie de Galilée (Leben des Galilei, 1978) et le Turandot de Brecht, en collaboration avec Tenschert (1978). Le théâtre s’ouvre à des auteurs importants de la vie théâtrale en RDA, tels Volker Braun, qui y travaille régulièrement à partir de 1977, et Heiner Müller dont la pièce Germania. Mort à Berlin est mise en scène en 1989 par Fritz Marquardt.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |