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Berlusconi, Silvio

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Le retour au pouvoir (2001-2006)

Le principal enjeu des élections législatives du 13 mai 2001 est de savoir si Silvio Berlusconi, réconcilié avec ses anciens alliés, va revenir à la tête du gouvernement. Le scrutin se transforme en véritable référendum autour de sa personne. Rompu aux techniques du marketing et doté de vastes moyens financiers, il fait expédier au cours de la campagne sa biographie, intitulée Une histoire italienne, à plusieurs millions de ses compatriotes.

La coalition de centre-droit, la Maison des libertés (composée de Forza Italia, de l’Alliance nationale et de la Ligue du Nord), dont il prend la tête, remporte la majorité absolue. Forza Italia, avec 29,4 p. 100 des voix, devient la première formation politique du pays et assure Silvio Berlusconi d’une majorité stable, contrairement à ce qui s’était passé en 1994.

Investi le 11 juin, Silvio Berlusconi forme un gouvernement de plus de quatre-vingts personnes en comptant les sous-secrétaires d’État, dominé par les membres de Forza Italia. Son retour au pouvoir soulève une nouvelle fois la question du conflit d’intérêts entre ses fonctions publiques et ses activités privées, notamment dans le domaine de la télévision. Alors que Silvio Berlusconi fait encore l’objet d’enquêtes de plusieurs juges, en Italie et en Espagne, pour des affaires concernant la Fininvest, les premières lois votées visent à réduire les charges judiciaires qui le menacent. Au mois de janvier 2002, le lancement de l’euro provoque la première crise ouverte dans un gouvernement majoritairement eurosceptique ; elle se traduit par la démission du ministre des Affaires étrangères, européen convaincu, Renato Ruggiero, alors que l’Italie doit prendre la présidence de l’Union européenne pour six mois en juillet 2003. Au mois de janvier 2004, la Cour constitutionnelle italienne invalide la loi d’immunité votée en juin 2003 par le Parlement, qui protégeait Silvio Berlusconi, tant qu’il est en fonction, des poursuites judiciaires engagées contre lui. En juin 2004, alors que le président du Conseil peut s’enorgueillir de diriger le gouvernement le plus durable depuis l’après-guerre, Forza Italia essuie un échec aux élections européennes avec 21 p. 100 des suffrages (16 sièges sur 78), derrière la coalition de l’Olivier (31,1 p. 100 des suffrages, 25 sièges sur 78). Toutefois, la défection de ses alliés centristes contraint Silvio Berlusconi à la démission en avril 2005. Reconduit dans ses fonctions, mais affaibli, il forme un nouveau gouvernement au sein duquel Forza Italia occupe une place renforcée. En avril 2006, sa coalition, la Maison des libertés, est devancée par l’Unione, la coalition de centre-gauche menée par Romano Prodi, lors des élections générales. La Maison des libertés obtient ainsi 281 sièges contre 348 pour la gauche, à la chambre des députés, et 156 sièges contre 158 au Sénat.

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