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Cannes, Festival international du film de

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Cinéma : palmarès du Festival de CannesCinéma : palmarès du Festival de Cannes
Plan de l'article
3.6

Les années 1980 et 1990 : la fête mondiale du Tout-Cinéma

À l’aube des années 1980, la réussite du festival de Cannes est indiscutable. En 1983, souffrant de gigantisme, il change de lieu, passant du Palais de la Croisette à un Palais des Congrès de béton, très rapidement surnommé le « bunker ». Il est à la fois une tribune du cinéma mondial, un miroir de l’évolution des tendances cinématographiques, un tremplin pour de nombreuses écoles, courants et genres de toutes nationalités, et une manifestation destinée à « favoriser le développement de l’industrie du film dans le monde ».

Carrefour d’enjeux financiers (l’achat et la vente de films sont officialisés depuis 1959) et d’implications politiques, ce rendez-vous incontournable du cinéma international est couvert par près de quatre mille journalistes, venus célébrer cette fête mondiale du Tout-Cinéma.

3.7

Le tournant du siècle : entre classicisme et modernité

À l’aube d’un deuxième siècle de cinéma, le festival de Cannes semble chercher sa voie, entre valeurs sûres et représentants d’une certaine modernité. Outre « la palme des palmes » remise à Ingmar Bergman pour l’ensemble de son œuvre en 1997, lors du cinquantième anniversaire du festival, le palmarès récompense ainsi des œuvres tour à tour « consensuelles » — la Chambre du fils (2001) de Nanni Moretti ou le Pianiste (2002) de Roman Polanski — et déconcertantes, voire dérangeantes — Rosetta (1999) de Jean-Luc et Pierre Dardenne, Dancer in the Dark (2000) de Lars von Trier, Elephant (2003) de Gus Van Sant ou encore Farenheit 9/11 (2004) de Michael Moore —, tant d’un point de vue formel que du « message » véhiculé par les cinéastes.

3.8

Quelques palmes d’or emblématiques

La plupart des œuvres primées à Cannes ont marqué leur époque ; parmi elles se détachent toutefois certains films dont l’impact sur le monde du cinéma et le public s’est avéré particulièrement significatif : le Monde du silence (1956, Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle), Orfeu Negro (1959, Marcel Camus), la Dolce Vita (1960, Federico Fellini), le Guépard (1963, Luchino Visconti), les Parapluies de Cherbourg (1964, Jacques Demy), Un homme et une femme (1966, Claude Lelouch), Blow up (1967, Michelangelo Antonioni), le Messager (1971, Joseph Losey), Taxi Driver (1976, Martin Scorsese), l’Arbre aux sabots (1978, Ermanno Olmi), Apocalypse Now (1979, Francis Ford Coppola), Kagemusha (1980, Akira Kurosawa,), Yol (1982, Yilmaz Güney et Serif Goren), Paris, Texas (1984, Wim Wenders), Sous le soleil de Satan (1987, Maurice Pialat), Sexe, mensonges et vidéo (1989, Steven Soderbergh), Sailor and Lula (1990, David Lynch), Pulp Fiction (1994, Quentin Tarantino), Rosetta (1999, Jean-Luc et Pierre Dardenne), Dancer in the Dark (2000, Lars von Trier) ou encore Elephant (2003, Gus Van Sant).

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