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Résultats avec Windows Live® Search Deneuve, CatherineArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les influences conjuguées de Françoise Dorléac et de Roger Vadim ; Au-delà des apparences, une actrice protéiforme ; Catherine Deneuve, star internationale et actrice exigeante
Deneuve, Catherine (1943- ), actrice de cinéma française. Souvent perçue comme une femme distante, voire hautaine, sûre de sa beauté et de son talent, Catherine Deneuve jouit néanmoins d’une exceptionnelle popularité reposant sur une carrière d’actrice faite de succès commerciaux et grand public et de défis artistiques.
Née à Paris, Catherine Dorléac, dite Catherine Deneuve, est la fille de Maurice Dorléac, comédien spécialisé dans la postsynchronisation, et de Renée Simonot, actrice de théâtre. Adolescente, elle décroche des petits rôles dans les Collégiennes (André Hunebelle, 1957) et les Petits Chats (Jacques R. Villa, 1959). Sa sœur aînée, Françoise Dorléac, l’entraîne sur le tournage de Les portes claquent (Jacques Poitrenaud, 1960), où elles jouent les rôles de deux sœurs. Elle est remarquée par le réalisateur Roger Vadim qui lui confie son premier grand rôle dans le Vice et la Vertu (1963), une adaptation filmée de la Justine du marquis de Sade où elle interprète, face à Juliette (le Vice), le rôle de Justine (la Vertu).
Le succès des Parapluies de Cherbourg (1964) de Jacques Demy, qui reçoit le prix Louis-Delluc et la palme d’or à Cannes, la rend immédiatement célèbre, dans un rôle qui met l'accent sur son élégance soignée de belle jeune fille pure et blonde, représentative d’une certaine idée du chic français et de l'idéal féminin. Fidèle à ce cinéaste, elle tourne également sous sa direction les Demoiselles de Rochefort (1967), Peau d’âne (1970), et l’Événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune (1973). Roman Polanski est le premier metteur en scène à pressentir le potentiel dramatique de l’actrice et à briser son image lisse en lui confiant le rôle d’un serial killer féminin dans Répulsion (1965). La même année, dans un genre diamétralement opposé, Catherine Deneuve laisse libre cours à sa fantaisie dans la Vie de château de Jean-Paul Rappeneau (prix Louis-Delluc en 1965). Avec Luis Buñuel, elle crée des personnages inoubliables de sophistication glacée et d’ambiguïté psychologique : Belle de jour (1967), dans lequel elle incarne Séverine, une jeune femme de la bourgeoisie qui décide de se prostituer en toute liberté, et Tristaña (1970).
Au cours des années 1960 et 1970, Catherine Deneuve tourne avec Michel Deville (Benjamin, 1968), François Truffaut (la Sirène du Mississippi, 1969), Marco Ferreri (Liza, 1972 ; Touche pas à la femme blanche, 1974) et Jean-Pierre Melville (Un flic, 1972). Sa prestation dans le Dernier Métro de François Truffaut (1980), qui a écrit ce rôle spécialement pour elle, lui vaut le césar de la meilleure actrice. Au début des années 1980, elle rencontre André Téchiné, qui lui permet de renouveler sa palette d’émotions et sa gamme de personnages, depuis Hôtel des Amériques (1981), et le Lieu du crime (1986) jusqu’à Ma saison préférée (1993) et les Voleurs (1996). Catherine Deneuve est aujourd’hui l’une des rares actrices de sa génération ayant atteint un statut de vedette incontournable, admirée et respectée de tous, à mener une carrière partagée entre films grand public — Fort Saganne (1984) d’Alain Corneau, Indochine (1992) et Est-Ouest (1999) de Régis Wargnier, Belle Maman (1999) de Gabriel Aghion — et œuvres plus « risquées » (premiers films, cinéastes peu connus ou dépositaires d’une démarche artistique ambitieuse) — Drôle d’endroit pour une rencontre (1987) de François Dupeyron, le Couvent (1995) de Manoel de Oliveira, Généalogie d’un crime (1996) et le Temps retrouvé (1999) de Raúl Ruiz, Place Vendôme (1998) de Nicole Garcia, pour lequel elle obtient le prix d’interprétation au festival de Venise, le Vent de la nuit (1999) de Philippe Garrel, Pola X (1999) de Léos Carax ou encore Dancer in the Dark (2000) de Lars von Trier, palme d’or à Cannes. En 2001, Catherine Deneuve apparaît dans une spectaculaire version du Petit Poucet réalisée par Olivier Dahan, mais également dans Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira, portrait sensible d’un comédien interprété par Michel Piccoli ; elle confirme ainsi sa capacité à évoluer avec aisance dans différents types d’approches cinématographiques. François Ozon lui offre en outre le rôle d’une femme élégante et bourgeoise dans Huit Femmes, comédie policière ponctuée d’intermèdes musicaux. Au faîte de sa popularité nationale et internationale, Catherine Deneuve a été choisie, en 1985, comme modèle pour le nouveau buste de Marianne et, en 1999, l’Unesco l’a nommée ambassadrice pour la préservation du patrimoine cinématographique.
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