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Résultats avec Windows Live® Search Feydeau, GeorgesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Un goût précoce pour le théâtre ; La gloire et le renouveau ; Un seigneur des Boulevards ; Un comique infernal ; L’« amuseur » passé à la postérité
Feydeau, Georges (1862-1921), auteur dramatique français qui a excellé dans l’art renouvelé du vaudeville.
Né à Paris, issu d’un milieu artistique, Georges Feydeau est voué dès l’enfance à une carrière théâtrale. Son père, Ernest Feydeau (1821-1873), descendant d’une vieille famille noble, ami de Gustave Flaubert et de Théophile Gautier, est un écrivain célèbre. Georges Feydeau qui entreprend d’écrire des pièces dès l’âge de sept ans, abandonne tôt ses études pour se consacrer au théâtre ; d’abord comme acteur (il excelle dans les personnages du théâtre classique), puis comme auteur de monologues, qu’il récite dans des représentations privées ou qu’interprètent des acteurs célèbres, comme régisseur (au théâtre la Renaissance entre 1884 et 1886), et comme critique dramatique. En 1882, il fait représenter sa première pièce, Par la fenêtre, au casino de Rosendaël. Ses pièces suivantes, excepté Tailleur pour dame (1886), n’obtiennent aucun succès, au point qu’il envisage de renoncer à l’écriture.
Mais en 1892, le triomphe coup sur coup de trois de ses pièces, Monsieur chasse !, Champignol malgré lui et le Système Ribadier, relance sa carrière d’auteur dramatique. Ses vaudevilles en trois actes, parmi lesquels Un fil à la patte (1894), le Dindon (1896), la Dame de chez Maxim (1899, plus de mille représentations), La main passe (1904), la Puce à l’oreille (1907) et Occupe-toi d’Amélie (1908), sont traduits et joués à l’époque dans toute l’Europe. Rompant avec une forme d’écriture bien rodée, il opte ensuite pour la farce en un acte, avec Feu la mère de Madame (1908), inspirée sans doute de son expérience conjugale douloureuse (il se sépare de son épouse Marianne Carolus-Duran l’année suivante), tout comme On purge Bébé (1910), Mais n’te promène donc pas toute nue ! (1911), Léonie est en avance (1911) et Hortense a dit : « J’ m’en fous ! ». En 1919, atteint de troubles psychiques dus à la syphilis, il est admis dans une maison de santé de Rueil, où il meurt deux ans plus tard ; une foule immense assiste à ses funérailles.
Feydeau renouvelle le genre du vaudeville, qui, sans lui, aurait peut-être disparu. Il reconnaît s’être inspiré d’Eugène Labiche pour les personnages, de Meilhac et Halévy pour les dialogues et d’Alfred Hennequin pour la construction des intrigues. Homme de théâtre complet, il met lui-même en scène ses pièces avec un grand souci de précision, surveillant les représentations en province, repérant lui-même les acteurs de talent comme Madame Armande Cassive, son interprète préférée (la Môme Crevette de la Dame de chez Maxim), ou Raimu. Ses immenses succès lui procurent une fortune considérable, vite dilapidée en raison des fastes de son train de vie mondain et de sa passion pour le jeu.
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