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Résultats avec Windows Live® Search Polanski, RomanArticle
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Polanski, Roman (1933- ), réalisateur, acteur, scénariste et producteur de cinéma français d’origine polonaise. Roman Polanski propose dans ses films une vision très personnelle et sans concession de l’âme humaine, n’hésitant pas à en dévoiler les aspects les plus cachés et les plus sombres, de la paranoïa à l’oppression psychologique en passant par les non-dits et une violence contenue.
Né à Paris dans une famille juive d’origine polonaise, Roman Polanski (de son vrai nom Raymond Liebling) part pour Cracovie (la ville natale de son père) à l’âge de trois ans. Sa famille est déportée pendant la Seconde Guerre mondiale, et sa mère meurt en camp de concentration. Après des études d’électronique, il s’inscrit dans une école d’art, puis devient acteur de théâtre avant d’étudier la réalisation de films à l’École nationale de cinéma de Łódź. Roman Polanski débute sa carrière au cinéma en tant qu’acteur, sous la houlette d’Andrzej Wajda dans Une fille a parlé / Génération (Pokolenie, 1955). Il réalise par la suite de nombreux courts métrages qui lui valent une solide réputation de cinéaste original dans les grands festivals européens : Mordestwo, Rozbijemy Zabawa et Deux hommes et une armoire (Dawj Ludzie Z szafa) en 1958, la Chute des anges (Gdy Spadaja Z Nieba Anioly) en 1960, le Gros et le Maigre en 1961 ou encore les Mammifères (Ssaki) en 1962.
Roman Polanski signe son premier long métrage d’après un scénario de Jerzy Skolimowski, le Couteau dans l’eau (Noz w Wodzie, 1962), puis il tourne en France le sketch « la Rivière de diamants » pour les Plus belles escroqueries du monde (1963). Il réalise ensuite en Angleterre Répulsion (1965), un film d’horreur avec Catherine Deneuve, et Cul-de-sac (1965), une fable absurde avec Françoise Dorléac. Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers, 1967) est son premier grand succès ; cette parodie hautement comique et sophistiquée lui vaut un contrat à Hollywood, où il tourne Rosemary’s Baby (1968), fable satanique au succès international portée par l’interprétation tout en vulnérabilité et ambiguïté de Mia Farrow et John Cassavetes. En 1969, l’assassinat de son épouse Sharon Tate par Charles Manson bouleverse l’existence de Roman Polanski. Il revient pourtant au cinéma avec deux essais, qui sont aussi des échecs commerciaux : Macbeth (1972), d’après William Shakespeare, et Quoi ? (What?, 1973), une fantaisie cocasse. C’est finalement avec le film noir Chinatown (1974), interprété par Jack Nicholson et Faye Dunaway, qu’il affirme son importance dans le cinéma américain.
Roman Polanski choisit cependant Paris pour tourner son film suivant, le Locataire (1976), d’après un roman de Roland Topor. La plupart de ses films sont écrits ou coécrits par le Français Gérard Brach ; on y sent l’influence de Franz Kafka et le goût pour les passions excessives. Poursuivi pour une affaire de mœurs en 1977, Roman Polanski quitte définitivement les États-Unis et s’impose à nouveau en réalisant Tess (1979) d’après le roman de Thomas Hardy (Tess d’Uberville, 1891), mélodrame produit par Claude Berri avec d’importants moyens financiers et interprété par Nastassja Kinski. Il redevient alors comédien au théâtre, puis réalise Pirates (1986), qui est un nouvel échec, et Frantic (1988), un thriller avec Harrison Ford en vedette. Les films suivants de Roman Polanski surprennent par leur noirceur et leur dureté : Lunes de fiel (1992), d’après le roman de Pascal Bruckner, est un jeu érotique et trouble sans concession ni moralisme salvateur ; la Jeune Fille et la mort (Death and The Maiden, 1994) oppose Ben Kingsley et Sigourney Weaver dans un huis clos psychologique oppressant et pathétique, sur fond de dictature en Amérique du Sud ; enfin, la Neuvième Porte (1999) évoque des phénomènes à la lisière du fantastique et bénéficie de la présence de Johnny Depp.
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