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  • Abel Gance - Cinémathèque française / Bibliothèque du film

    Abel Gance. Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Monteur, Interprète, Supervision de la réalisation, Auteur de l'oeuvre originale, Auteur du commentaire ...

  • Cinéma Abel Gance

    Site officiel de la ville : informations administratives, sportives, associatives et environnementales ... Le cinéma Abel Gance dispose d'une salle classée Art et essai de 139 ...

  • Informations Cinéma Abel Gance

    Pour venir au cinéma : 184 Bld Saint-Denis 92400 Courbevoie Tél : 08 92 68 06 17 . En transport en commun : Bus 175 arrêt Parc de Bécon : 275, arrêt Jean Mermoz Gare SNCF ...

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Gance, Abel

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Gance, Abel (1889-1981), cinéaste français, dont l’influence fut déterminante pour l’évolution du langage et de la technique cinématographiques.

Attiré très jeune par la littérature et le théâtre, cet autodidacte de génie, grand admirateur de Sarah Bernhardt, se mit rapidement à écrire des scénarios et à les réaliser (la Digue, 1911, le Nègre blanc, 1912, Un drame au château d’Acre, 1915). Une imagination délirante et un esprit visionnaire caractérisent d’emblée ses premières grandes créations, comme Mater dolorosa (version muette, 1917 ; version sonore, 1937) et la Dixième Symphonie (1918). Utilisant la technique du montage, procédé révolutionnaire introduit par D. W. Griffith, il sut l’exploiter à l’extrême dans J’accuse (version muette, 1918 ; version sonore, 1938) et dans la Roue, mélodrame émouvant qui, en 1921, éleva le cinéma au statut d’art. A. Gance fut, avec Louis Delluc et Marcel L’Herbier, un pionnier du cinéma français : il inventa de nouvelles techniques, comme l’utilisation d’un traîneau ou d’un cheval pour porter la caméra, la multiplication des plans surimpressions, les ruptures de séquences rapides, et le triple écran (précurseur de l’écran large). A. Gance prédit également l’avènement du cinéma parlant. En 1926, il acheva son film le plus célèbre, Napoléon, au sujet duquel il confia à son équipe de techniciens et d’acteurs : « Il va nous permettre d’entrer dans le temple des arts par la gigantesque porte de l’Histoire. » Ce film, sonorisé en 1934, et modifié par A. Gance lui-même en 1971, fut redécouvert en 1980. Sa présentation, sur l’initiative de Francis Ford Coppola, reçut un triomphe à New York, Londres, Rome et Paris. Parmi les dernières réalisations d’A. Gance, on peut citer la Tour de Nesle (1954) et Austerlitz (1960), films qui ne connurent guère de succès. Durant les dernières années de sa vie, il sombra dans l’oubli. Malgré l’ultime triomphe de son Napoléon et un césar d’honneur en 1980, sa mort passa pratiquement inaperçue.

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