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  • Marc-Antoine Charpentier, musicien du baroque

    Vie et oeuvre de ce musicien baroque, contexte historique, présentation de ses contemporains. Possibilité d'écouter des extraits sonores.

  • Marc-Antoine Charpentier, musicien du baroque

    1643 une enfance parisienne. 1665 le voyage À rome. 1670 chez mademoiselle de guise. 1672 moliÈre et la comÉdie-franÇaise. 1680 les couvents. 1683 charpentier et la cour

  • Charpentier Marc-Antoine

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Charpentier, Marc-Antoine

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Charpentier (Marc-Antoine), MagnificatCharpentier (Marc-Antoine), Magnificat

Charpentier, Marc-Antoine (v. 1643-1704), compositeur français, grand maître de la musique sacrée au XVIIe siècle.

Né à Paris, Marc-Antoine Charpentier part en Italie pour étudier la peinture, Charpentier y rencontre à Rome, vers 1665, le compositeur Carissimi, maître de chapelle de l’ex-reine Christine de Suède, dont il devient l'élève pendant trois ans, et dont il copie de sa propre main l’oratorio Jephté. Auprès de Carissimi, il étudie particulièrement le contrepoint, la polyphonie, le dialogue à deux chœurs, le style et la forme des oratorios.

De retour en France en 1662, Charpentier interprète les œuvres de son maître dans les milieux italianisants de Saint-André-des-Arts. À partir de 1672, il compose la musique de trois pièces de Molière, alors fâché avec Lully, le Malade imaginaire, le Mariage forcé, la Comtesse d'Escarbagnas. Charpentier poursuit sa collaboration avec le Théâtre français jusqu'en 1685 avec Polyeucte, Médée et Andromaque de Pierre Corneille, Circé, l'Inconnu, la Pierre philosophale de Thomas Corneille. En 1679, il est chargé par le Grand Dauphin de composer des messes pour la chapelle de Saint-Germain, et en 1680, devient le maître de musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise et cousine de Louis XIV, pour qui il écrit principalement des cantates et des pastorales. Charmé par ses œuvres, Louis XIV lui verse une pension en 1683, bien que le musicien se soit déclaré malade lors du concours de recrutement des sous-maîtres de la Chapelle royale. En 1684, Charpentier devient maître de musique de la maison professe des jésuites Saint-Paul-Saint-Louis. Il compose et fait interpréter dès lors ses œuvres religieuses (histoires sacrées) au collège jésuite de Clermont (Louis-le-Grand), dont deux tragédies en musique (Celse, 1687, et David et Jonathas, 1688). Charpentier réalise également des commandes pour l'Académie française, l'Académie royale de musique (Médée, 1693) et pour l'abbaye de Port-Royal. De 1698 à sa mort, en 1704, il occupe la charge de maître de musique de la Sainte-Chapelle.

La musique de Charpentier joue des modulations, des mélodies amples, dont le relief souligne les contrastes verbaux. Avec Orphée descendant aux Enfers (1683), Charpentier donne un caractère profane à ses cantates et des formes spécifiques dont s’inspireront ses successeurs, Nicolas Bernier (1665-1734), claveciniste, organiste et maître de musique à la Sainte-Chapelle à Paris, auteur de motets et de nombreuses cantates profanes, et André Campra. Son opéra Médée est d'une grande richesse harmonique. Dans ses nombreuses compositions religieuses, quatre Te Deum, Magnificat, onze messes vocales auxquelles s’ajoute la célèbre Messe pour plusieurs instruments au lieu des orgues, cinquante-quatre Leçons de ténèbres, 235 motets (hymnes, psaumes, antiennes, répons, litanies), Charpentier s'attache particulièrement à exprimer musicalement les nuances subtiles du texte sacré, ce qui contribue à la grande richesse musicale de ses compositions.

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