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  • Cendrillon

    Il existerait pas moins de 345 versions du conte de Cendrillon. La plus ancienne serait une histoire chinoise consignée par écrit au IXe siècle avant Jésus-Christ.

  • Histoire Cendrillon

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  • Cendrillon (film, 1950) - Wikipédia

    Cendrillon est le 16 e long-métrage d'animation et le 12 e " Classique" des studios Disney. Sorti en 1950, il s'inspire du conte de Charles Perrault Cendrillon ou la Petite ...

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Cendrillon

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CendrillonCendrillon
Plan de l'article
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Présentation

Cendrillon, conte dans lequel une jeune fille subit les mauvais traitements de sa belle-mère (ou d’un père incestueux) et de ses sœurs aînées. Une fée (ou sa mère défunte ou encore un animal envoyé par elle) lui vient en aide, un prince tombe amoureux d’elle et l’épouse.

Cette histoire, qui connaît de nombreuses variantes à travers le monde, pourrait avoir des origines anciennes, probablement orientales.

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La Cendrillon de Perrault

En Europe, la version la plus connue est celle des Contes de ma mère l’Oye ou Contes d’enfants et du foyer (1697) de Charles Perrault. Le père de Cendrillon épouse en secondes noces une femme hautaine et fière. Cendrillon, vêtue de haillons (« cependant Cendrillon, avec ses méchants habits, ne laissait pas d’être cent fois plus belle que ses sœurs, quoique vêtues très magnifiquement »), est chargée des plus viles occupations de la maison, en butte aux moqueries et à la méchanceté des deux filles de sa belle-mère. Une fois son ouvrage achevé, elle a pour habitude de s’asseoir dans les cendres, ce qui lui vaut par dérision ses surnoms de Cucendron et Cendrillon.

La marraine de Cendrillon, une fée, utilise ses pouvoirs pour lui permettre de se rendre au bal du fils du roi, tout en lui recommandant de partir avant les douze coups de minuit, sous peine de voir son carrosse transformé à nouveau en citrouille, ses chevaux en souris, ses laquais en lézards, son cocher en rat, et ses habits d’or et d’argent en haillons. Dès le premier soir, le prince tombe amoureux d’elle. Cendrillon quitte le bal un quart d’heure avant l’heure fatidique mais, le second soir, oubliant la recommandation de sa marraine, elle ne s’enfuit qu’au premier coup de minuit, laissant derrière elle sa pantoufle de verre — et non de vair (fourrure) comme l’ont prétendu Balzac et Littré dans un excès de rationalisme. Le prince, qui trouve la chaussure, fait rechercher à travers tout le pays la jeune fille qui sera capable de chausser le soulier. Il retrouve sa bien-aimée et l’épouse. Cendrillon pardonne à ses deux « sœurs » toutes les brimades qu’elle a subies.

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La version des frères Grimm

La version des frères Grimm (Aschenputtel, 1812-1814) se déroule sur un canevas assez similaire, mais comporte des différences notoires. Cendrillon plante une branche de noisetier sur la tombe de sa mère où elle prie et pleure chaque jour ; la branche devient un bel arbre où vient un petit oiseau blanc qui, dès lors, fait tomber dans ses mains des parures chaque fois plus splendides. Cendrillon se rend trois fois au bal. La première fois, elle s’enfuit du palais en sautant dans le pigeonnier ; la seconde fois, en grimpant dans un poirier.

La troisième fois, le prince fait enduire de poix tout l’escalier où une des pantoufles, en or, reste engluée. Il fait alors rechercher sa propriétaire. Les deux sœurs se mutilent, l’une le gros orteil l’autre le talon, et parviennent à enfiler les pantoufles, mais deux colombes attirent l’attention du prince sur le sang qui coule de leur pied : « Crou, crou, crou, crou, / dans la pantoufle il y a du sang partout ; / la pantoufle est bien trop petite, / la vraie fiancée est encore au gîte ». Cendrillon chausse les pantoufles et se marie avec le prince. À l’église, les deux sœurs perfides veulent s’insinuer dans ses bonnes grâces, mais les deux colombes les punissent de cécité en leur crevant chacune un œil.

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Origines et sources

La plupart des autres versions occidentales de Cendrillon, qui se comptent par centaines, ont vu le jour aux XIXe et XXe siècles. La plus ancienne, issue de la tradition orale, remonte peut-être aux peuples troglodytes de Chine du Sud. Comme Yexian, elle a été tirée de l’anthologie chinoise Yuyangzu (850-860 apr. J.-C.) et traduite par Arthur Waley en 1947. Le prototype du personnage serait, selon Strabon (Ier siècle avant J.-C.) et Elien (IIIe siècle), la courtisane Rhodopis : un jour, au bain, elle se voit dérober sa sandale par un aigle, qui la dépose près du pharaon ; celui-ci fait rechercher partout la jeune femme, et l’ayant retrouvée, l’épouse. Charles Perrault s’inspire de la tradition orale et introduit dans son récit des éléments contemporains, propres à la vie à la cour de France dans les années 1690. Il a pu lire la Chatte des cendres de l’écrivain italien Giambattista Basile (1575-1632), mais sa version est si différente qu’il ne s’en est sans doute pas inspiré. Les frères Grimm introduisent des éléments sentimentaux chers à la sensibilité romantique allemande.

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