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  • Index - Camille Desmoulins

    Camille Desmoulins a été un phénoménal révolutionnaire qui a consacré toute sa vie à lutter contre l'oppression, la corruption, l'inégalité, le système anti-laïque ...

  • Camille Desmoulins , La Révolution française

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    Né à Guise en 1760, mort à Paris le 5 avril 1794. Camille Desmoulins, est le fils d'un officier de justice.

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Desmoulins, Camille

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Camille DesmoulinsCamille Desmoulins
Plan de l'article
1

Présentation

Desmoulins, Camille (1760-1794), homme politique français sous la Révolution.

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Un acteur critique de la Révolution

Né à Guise (Aisne), Camille Desmoulins est le fils d’un officier de justice. Condisciple de Georges Danton et de Maximilien de Robespierre au lycée Louis-le-Grand, il fait des études de droit et devient avocat au parlement de Paris (1785). Mais c’est avant tout un homme d’action, un pamphlétaire réputé pour ses discours passionnés. Initiateur de la journée insurrectionnelle du 12 juillet 1789 — il harangue la foule dans les jardins du Palais-Royal et la pousse à l’émeute —, Camille Desmoulins participe ensuite à la prise de la Bastille (14 juillet).

La Révolution installée, il rejoint le club des Cordeliers (fondé en mai 1790), regroupement d’inspiration jacobine. Mais, de même qu’il s’attaque aux modérés girondins de Brissot (à travers ses brochures, Brissot démasqué et Histoire des brissotins), il s’oppose aussi au révolutionnarisme belliqueux du jacobin Robespierre.

En marge des tendances politiques, Camille Desmoulins cherche en fait à garder la distance critique qu’il juge nécessaire pour méditer sur la nature de la Révolution. Fondateur de plusieurs journaux, dont les Révolutions de France et de Brabant (1789-1791), puis le Vieux Cordelier (1793), il y publie ses analyses critiques. Du reste, cette volonté de recul ne l’empêche pas de communier pleinement avec les Jacobins lors de la chute des Girondins — à laquelle il contribue comme député de Paris (élu en septembre 1792) — ni même de voter la mort de Louis XVI.

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Un opposant à la Terreur

Pourtant, rapidement, Camille Desmoulins s’éloigne de la politique jacobine d’épuration systématique des ennemis de l’intérieur. Opposé à la Terreur imposée par le Comité de salut public dès l’été 1793, il ne cesse d’appeler à la clémence. Dans le Vieux Cordelier, fin 1793, il se risque à interpeller Robespierre : « Je t’ai aimé autrefois, écrit-il, parce que je t’ai cru républicain, je t’aime encore malgré moi […], un amour en fureur qui ne te pardonnera pas si tu oses porter tes pas plus loin. » Cette provocation le condamne implicitement.

Quoiqu’il reste suffisamment proche des Jacobins pour instruire le procès des modérés hébertistes — « le maniement des grandes affaires » appelle parfois à « s’écarter des règles austères de la morale » assure-t-il —, son indépendance politique devient en effet insupportable à la Convention.

Aussi, après avoir été exclu des Jacobins fin 1793, Desmoulins l’est-il des Cordeliers début mars 1794. Puis, le 30 mars 1794, il est arrêté, jugé par le tribunal révolutionnaire en même temps que Danton et les « indulgents ». Accusé de complot contre la République, il est condamné au terme d’un procès houleux. La guillotine met fin à ses jours le 16 germinal An II (5 avril 1794), huit jours avant que sa femme, Lucile, ne paie à son tour un funeste écot à la Terreur.

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