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    Jacques Rivette Réalisateur ... Réalisateur Né(e) le 11 Mars 1928

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    Fils de pharmacien, Jacques Rivette se passionne très tôt pour le cinéma. Marqué par la vision de Mon homme Godfrey et la lecture du journal de tournage de La Belle et la bête ...

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Rivette, Jacques

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Jacques RivetteJacques Rivette

Rivette, Jacques (1928- ), scénariste et réalisateur français.

Né à Rouen dans un famille de pharmaciens, Jacques Rivette arrive à Paris en 1949 et passe le plus clair de son temps dans les salles de cinéma et à la Cinémathèque. C'est ainsi qu'il rencontre tous ceux qui vont former plus tard la Nouvelle Vague. Il se lie alors à François Truffaut, Suzanne Schiffman (1929-2001), Claude Chabrol et Jean-Luc Godard. Il débute comme critique de cinéma aux Cahiers du cinéma, y écrit des articles de 1953 à 1963, puis occupe le poste de rédacteur en chef de 1963 à 1965. Dans ses textes, il défend les films de Jean Renoir, Fritz Lang, Erich Von Stroheim et Howard Hawks. D'une grande curiosité et d'une rigueur totale, il s'impose vite comme l'un des théoriciens de la politique des auteurs et le principal défenseur de la mise en scène. Mais il ouvre également la revue aux recherches de Pierre Boulez ou de Roland Barthes, s'intéresse autant au cinéma populaire de Sergio Leone et de Terence Fisher qu'aux recherches expérimentales de Shirley Clarke et d’Andy Warhol.

Assistant occasionnel de Jacques Becker et de Jean Renoir, il signe quelques courts métrages — Quadrille (1950), le Divertissement (1952) et le Coup du berger (1956) —, avant de commencer son long métrage Paris nous appartient (1958), une œuvre ambitieuse et forte traitant de la paranoïa et de la conspiration sur un registre expérimental, imbriquant plusieurs narrations, jouant sur différents niveaux de réalité et rompant les barrières entre fiction et documentaire. Il dirige étroitement ses comédiens, tout en les laissant improviser.

Paradoxale et ascétique, son écriture cinématographique l'impose aussitôt comme un des chefs de file de la Nouvelle Vague. Mais son film ne sort en salle que trois ans plus tard, et il se dirige momentanément vers le théâtre (qui est d'ailleurs un thème récurrent dans son œuvre) pour mettre en scène une adaptation du roman la Religieuse de Denis Diderot, avec Anna Karina comme interprète. Il a ensuite l'occasion de porter ce travail à l'écran (Suzanne Simonin ou la Religieuse, 1966), mais son œuvre est interdite par la censure. Ce geste ministériel lui vaut alors la célébrité, puisque des pétitions sont lancées dans la France entière pour diffuser le film.

En attendant sa sortie, il réalise un documentaire en trois parties (Jean Renoir, le Patron, 1967) pour Cinéastes de notre temps, une émission de télévision, et tourne un film original, produit par Georges de Beauregard, l'Amour fou (1968), où il utilise une caméra 35 mm et une caméra 16 mm pour enregistrer une fiction complexe autour de la mise en scène d'une pièce de théâtre de Racine. D’une durée de plus de quatre heures, le film est exploité dans cette version et aussi dans une version plus courte ; le public préfère la version longue. Rivette entame alors un film-fleuve de douze heures, improvisé par les comédiens autour du thème de l'Histoire des treize de Balzac, Out One : noli me tangere (1971), qui ne sort pas en salle. Une version raccourcie est créée pour le public, Out One Spectre (1974).

Refusant tout compromis, il signe une comédie, Céline et Julie vont en bateau (1974), puis s'attelle à quatre films fantastiques et expérimentaux, Filles du feu ou Scènes de la vie parallèle, mais ne peut tourner que Duelle (1976) et Noroït (1975). Il revient au thème du complot avec Merry Go Round (1977), retourne à un certain réalisme avec le Pont du Nord (1981) et touche presque à la comédie de genre en réalisant l'Amour par terre (1984).

Son Hurlevent (1985) est mal accueilli par la critique et le public. Avec la Bande des quatre (1989), qui obtient un succès d'estime, il résume ses thèmes de prédilection que sont le théâtre, le complot et le chassé-croisé, puis s'inspire du Chef-d'œuvre inconnu de Balzac pour la Belle Noiseuse (1991), avec Emmanuelle Béart et Michel Piccoli, qui lui vaut enfin la reconnaissance du grand public. Grâce à Sandrine Bonnaire, il peut tourner un diptyque original sur Jeanne d'Arc (Jeanne la pucelle : les Batailles et les Prisons, 1994). Après une comédie plus classique, Haut, Bas, Fragile (1995), il retrouve Sandrine Bonnaire pour un thriller original, Secret défense (1998), puis Jeanne Balibar dans une comédie dans la tradition de Goldoni, Va savoir (2001), une adaptation du Carrosse d’or de Jean Renoir.

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