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Méliès, Georges

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Georges Méliès (entretien)Georges Méliès (entretien)
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1

Présentation

Méliès, Georges (1861-1938), technicien, producteur, scénariste, acteur et réalisateur de cinéma français.

Issu du monde de la scène — magie et théâtre —, Georges Méliès en a transposé les dimensions « spectacle » et visuelle à la technique alors naissante du cinématographe. Inventeur de l’illusion par l’image, il est, plus encore, l’inventeur du cinéma de divertissement.

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De la magie au cinéma, l’intuition d’un pionnier

Né à Paris dans une famille aisée de fabricants de chaussures, Georges Méliès travaille un temps dans l'entreprise de son père avant de partir pour Londres afin d'y apprendre la prestidigitation. De retour à Paris, il entre au musée Grévin, tout en s'adonnant à la peinture et au dessin satirique. En 1888, il achète le théâtre du magicien Robert-Houdin pour y monter des spectacles de prestidigitation et de « grandes illusions ».

En 1895, à l’occasion de l'une des premières projections des frères Lumière, Georges Méliès entrevoit immédiatement les possibilités que peut offrir le cinématographe ; dès lors, tandis que les opérateurs des frères Lumière parcourent le monde pour chercher de nouveaux films, il envisage pour sa part d'exploiter le cinéma-spectacle. Il achète un projecteur à Londres et fonde sa propre société de production — au nom programmatique —, Star Film. Il crée le film à truquages, associant aux effets théâtraux les arrêts de caméra et les surimpressions. Pour parvenir à des fins plus spectaculaires encore, il construit en 1897, chez lui à Montreuil, le premier studio de l’histoire du cinéma pour lequel il endosse les rôles de producteur, réalisateur, scénariste, décorateur et acteur.

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Une œuvre prolifique et visionnaire

Entre 1896 et 1914, Georges Méliès réalise plus de cinq cents « voyages à travers l'impossible », autant de petits films enchanteurs, mystérieux et d'une extraordinaire beauté poétique. L'Affaire Dreyfus (1899) est son premier long métrage, qui témoigne de son intérêt pour le réalisme politique. Si le Voyage dans la Lune (1902), chef-d'œuvre d'illusions photographiques et d'innovations techniques (voir effets spéciaux), remporte un certain succès, George Méliès ne parvient cependant pas à rivaliser avec les grosses sociétés de production. Il est ruiné par la Première Guerre mondiale et ses films sont en majorité détruits ou vendus. Tombé dans l'oubli, il tient une boutique de jouets dans la gare Montparnasse, avant d'être placé, en 1932, dans une maison de retraite.

Peu de temps avant sa mort, Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque française, réussit à sauver une partie de ses films et en dirige leur restauration. Depuis 1947, le prix Méliès couronne chaque année le meilleur film français ou de coproduction française.

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