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Montand, YvesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Des origines modestes ; Les débuts à l’Alcazar de Marseille ; La rencontre d’Édith Piaf et le succès ; Une double carrière de chanteur et de comédien ; L’inventeur du one-man-show ; Les adieux à la chanson
Commence alors une double carrière où Montand se partage entre ses deux vocations de chanteur et de comédien. Le chanteur se forge un répertoire populaire de grande qualité, grâce à des auteurs comme Francis Lemarque (« À Paris ») ou Jacques Prévert (« les Feuilles mortes »), auxquels se joindront, au fil du temps, Charles Aznavour (« Sa jeunesse »), Pierre Barouh (« À bicyclette »), David McNeil (« Hollywood ») et même Simone Signoret, sa compagne depuis 1949 (sketch « Télégramme »). Le comédien s’essaie parfois au théâtre (les Sorcières de Salem), en marge d’une carrière cinématographique exemplaire, jalonnée de succès tels que les Portes de la nuit (Carné, 1946), le Salaire de la peur (Clouzot, 1953), le Milliardaire (Cukor, 1960), Paris brûle-t-il ? (Clément, 1966), Compartiment tueurs, Z, l’Aveu (tous trois de Costa-Gavras, 1965, 1968 et 1970), le Cercle rouge (Melville, 1970), la Folie des grandeurs (Oury, 1971), César et Rosalie (Sautet, 1972), Jean de Florette et Manon des sources (Berri, 1986), Trois Places pour le 26 (Demy, 1988), I P 5 (Beineix, 1992), etc.
En 1951, à l’Étoile, il crée le one-man-show, qui lui permet de montrer toutes les facettes de son talent. La formule fera école et provoquera, par contrecoup, la disparition des premières parties et des attractions traditionnelles du music-hall. Avec une diction parfaite, bien qu’un peu maniérée, et un style excessivement travaillé, où chaque geste, chaque mimique sont minutieusement répétés devant un miroir, Yves Montand combine à merveille le swing et le professionnalisme à l’américaine avec le musette et la décontraction sans chichis des bals populaires. Ce talent scénique se double d’un engagement politique très révélateur d’une époque où le Parti communiste reste le principal porte-parole de la classe ouvrière, qui reconnaît ouvertement le chanteur comme l’un des siens.
Après un Olympia triomphal en 1968, Montand abandonne la scène pour se consacrer exclusivement au cinéma pendant plus de quinze ans. Il fait cependant une rentrée — triomphale — dans ce même Olympia en 1981, et restera à l’affiche pendant près de trois mois avant d’enchaîner sur une longue tournée française et internationale (Japon, Canada, Brésil, États-Unis). Simone Signoret décède en 1985, et Yves Montand passe ses dernières années aux côtés de sa nouvelle compagne et de leur fils, et s’engage dans la politique, multipliant les apparitions télévisées (une candidature à la présidence de la République est même évoquée…), mais cet engagement causera autant de controverses que sa carrière de chanteur lui apporta de popularité.
Sélection discographique :
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