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scandinave, cinéma

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Cinéma scandinaveCinéma scandinave
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3.1. 1

Documentaires

L’essentiel de l’activité cinématographique danoise se résume, de ses débuts en 1897 jusqu’en 1906, à la production massive de petites bandes documentaires. Pionnier dans ce domaine, le photographe Peter Elfelt offre au Danemark, outre un nombre considérable de films documentaires, sa première fiction cinématographique avec l’Exécution capitale (Henretteisen, 1903).

3.1. 2

Naissance d’un mythe du cinéma : la vamp

C’est toutefois avec la création de la Nordisk Films Kompagni, en 1906, que le cinéma danois prend une dimension véritablement industrielle. Ole Olsen, son fondateur, en fait en quelques années seulement la plus grande société de production cinématographique du pays ; il développe un catalogue fécond et nuancé qui témoigne de la place de choix que le Danemark accorde, bien avant les autres pays européens, à son cinéma. Réalisateur emblématique de la Nordisk Films Kompagni, Urban Gad s’y affirme, en quelques films, comme le metteur en scène le plus convaincant : l’Abîme (Afgrunden, 1910), le Rêve noir (Den sorte drøm, 1911). En faisant prendre à son épouse Asta Nielsen les traits d’une femme fatale dans des films au succès retentissant, Urban Gad contribue aussi à la création d’un archétype du cinéma, vite exploité par le cinéma européen et américain, celui de la « vamp ».

3.1. 3

Un cinéma ambitieux

D’autres cinéastes repoussent, à la même époque, les limites d’un cinéma naissant. Viggo Larsen surprend par ses audaces formelles : la Dame aux camélias (Kameliadamen, 1907). August Blom conduit une œuvre pétrie de considérations sociales et morales, qui révèle l’acteur Valdemar Psilander, notamment Tentations d’une grande ville (Ved fængslets port, 1911). Plus ambitieux, Forest Holger-Madsen met en scène une série de films dont les titres disent assez l’intérêt qu’il porte aux questions religieuses : l’Evangéliste (Evangeliemandens Liv, 1914) et les Spirites (Spiristen, 1916). Seule la Première Guerre mondiale réussit à entamer l’exceptionnelle vitalité du cinéma danois.

3.2

Un cinéma sous contraintes (1918-1958)

3.2. 1

Une fréquentation en baisse

Soutenu par des réalisations de qualité, comme le Clown (Klovnen, 1917) de Anders Whilhelm Sandberg, et par des succès publics ponctuels, notamment celui du duo Fy og Bi (« Doublepatte et Patachon ») des comiques Harald Madsen et Carl Schendström, dont la renommée s’étend à l’Europe entière, le cinéma danois connaît pourtant, dès la fin de la guerre, un affaissement sensible marqué par une baisse notable de la fréquentation des salles.

3.2. 2

L’exil de talents prometteurs

Préoccupant, l’exil de ses talents les plus prometteurs le fragilise encore davantage. Réalisateur inspiré de deux films remarqués, l’X mystérieux (Det Hemmelighedsfulde X, 1914) et la Nuit de la Vengeance (Hævnens Nat, 1916), Benjamin Christensen choisit ainsi la Suède pour tourner son film le plus abouti, Häxan (la Sorcellerie à travers les âges, 1922). Carl Dreyer, considéré comme le porte-drapeau du cinéma danois, réalise son premier film au Danemark, le Président (Præsidenten, réalisé en 1919 et sorti en 1920), mais tourne Aimez-vous les uns les autres (Die Gezeichneten, 1922) en Allemagne, puis la Passion de Jeanne d’Arc (1928) en France. Il ne revient dans son pays natal qu’en 1943, pour y mettre en scène un nouveau chef-d’œuvre, Jour de colère (Vredens Dag).

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