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Résultats avec Windows Live® Search Ophuls, MaxArticle
Ophuls, Max (1902-1957), réalisateur français d’origine allemande. Né à Sarrebruck (Allemagne), Maximilian Oppenheimer, dit Max Ophuls, commence une carrière de comédien, passe à la mise en scène de théâtre et devient célèbre dans son pays. Après un moyen métrage pour le cinéma (Dann schon lieber Lebertra, 1930), il signe une excellente comédie (Die verliebte Firma, 1932) et porte à l’écran l’opéra de Smetana, la Fiancée vendue (Die Verkaufte Braut, 1932). Puis il dirige une version allemande (Liebelei, 1933) et une version française (Une histoire d’amour, 1933) d’une pièce d’Arthur Schnitzler, Libelei. La prise du pouvoir par les nazis le contraint à fuir l’Allemagne. Il s’installe en France et tourne On a volé un homme (1934), puis réalise en Italie la Signora dei tutti (1934). De retour à Paris, il adapte le roman de Colette, Divine (1935), signe deux courts métrages musicaux, Valse brillante de Chopin et Ave Maria de Schubert (1936), met en scène aux Pays-Bas Komödie von Geld (1936), puis revient à nouveau réaliser en France la Tendre Ennemie (1936), Yoshiwara (1937) et Werther (1938). Il obtient à cette époque la naturalisation française. Il signe ensuite deux films avec Edwige Feuillère en vedette, Sans Lendemain (1939) et De Mayerling à Saravejo (1940), commence l’École des femmes (1941), d’après Molière, avec la troupe de Louis Jouvet, qu’il abandonne pour s’exiler aux États-Unis. À Hollywood, il rencontre certaines difficultés pour travailler, mais signe cependant l’Exilé (The Exile, 1947), une magnifique adaptation d’une nouvelle de Stefan Zweig, Lettre d’une inconnue (Letter from an Unknow Woman, 1948), puis deux films noirs très originaux, Caught (1949) et les Désemparés (The Reckless Moment, 1949). De retour en France, il continue d’explorer ses thèmes favoris, des histoires d’amour tragiques, des chassés-croisés amoureux et des portraits de femmes, en expérimentant un style élégant et moderne, fait de travellings et de prises de vues panoramiques susceptibles de servir au mieux la fluidité des images. Il travaille aussi à éclater les structures narratives et à jouer de la sensation par des chorégraphies visuelles admirables. En 1950, la Ronde — adaptation de la pièce éponyme d’Arthur Schnitzler (voir la Ronde, théâtre) — fait scandale, mais le Plaisir, deux ans plus tard, est un succès. En 1953, Madame de, d’après Louise de Vilmorin, se révèle le plus beau rôle de Danielle Darrieux ainsi que le film probablement le plus réussi sur la passion amoureuse. La dernière production cinématographique de Max Ophuls, Lola Montès (1955), d’une audace stylistique pourtant admirable, s’est vue mutilée par les producteurs et a connu de surcroît un échec commercial retentissant. Ophuls a par ailleurs œuvré toute sa vie à la mise en scène de pièces de théâtre et d’opéras.
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