Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Pasolini, Pier Paolo et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Pasolini, Pier Paolo |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Pasolini, Pier PaoloArticle
Plan de l'article
Présentation ; Le poète ; Le romancier ; L'essayiste ; L'homme de théâtre ; Le scénariste ; Le réalisateur
Pasolini, Pier Paolo (1922-1975), poète, essayiste, dramaturge, scénariste, romancier et cinéaste italien. Né à Bologne d’un père officier d'infanterie et d’une mère institutrice, Pier Paolo Pasolini commence à écrire des poèmes à neuf ans, devient athée à quatorze ans et écrit des poèmes en frioulan à dix-sept ans. En 1943, il refuse de se soumettre aux autorités allemandes et part se réfugier à Casarsa avec sa mère. Son frère Guido, résistant, meurt au combat ; l’événement marquera Pasolini toute sa vie. Après la chute du fascisme, il adhère au Parti communiste, défend la pensée d’Antonio Gramsci, prend position en faveur des paysans et des pauvres, milite pour une culture populaire et tente de construire un front culturel marxiste. Il commence à enseigner en 1945, mais un procès pour détournement de mineur révèle son homosexualité au public. Il est alors exclu du Parti communiste et s'exile à Rome avec sa mère (1949), où il est confronté à la misère dans un milieu sous-prolétaire violent et impitoyable. Romancier, essayiste et journaliste, il est bientôt reconnu par Alberto Moravia comme un des plus grands écrivains de sa génération. Son style impitoyable et réaliste se marie à une poésie barbare qui s’exprime dans une sorte de mysticisme désincarné. Il dirige aussi des revues et écrit des scénarios pour le cinéma, avant de devenir lui-même réalisateur. Son œuvre entière est partagée entre trois dominantes : le marxisme, le sexe et la religion ; mais Pasolini les décline toujours avec un souci de modernité poétique qui en fait un auteur remarquable et unique. En pleine polémique idéologique avec la droite et l'extrême droite italienne, il est assassiné à Ostie par un jeune voyou prostitué (« ragazzo di vita ») dans des conditions douteuses et sordides.
Pasolini publie à vingt ans son premier recueil de poésie, Poésies à Casarsa (Poesie a Casarsa, 1942), puis, entre autres Larmes (I Pianti, 1946), Où est ma patrie (Dov'è la mia patria, 1949), la Meglio Gioventù (1954), les Cendres de Gramsci (le Ceneri di Gramsci, 1957), qui obtient le prix Viareggio, la Nouvelle Jeunesse (la Nuova Gioventù, 1975), Poésie en forme de rose (Poesia in forma di rosa, 1967) et Transhumaniser et organiser (Trasumanar e organizzar, 1971).
Son premier roman les Ragazzi (Ragazzi di vita, 1955) attire aussitôt l'attention, à cause de la précision poétique avec laquelle l’auteur parle des jeunes voyous de la banlieue de Rome, puis Une vie violente (Una vita violenta, 1959) qui le confirme comme un auteur au style étonnant. Après le Rêve d'un chose (il Sogno di una cosa, 1962) et Ali dagli occhi azzuri (1965), il publie la Divine Mimésis (la Divina Mimesis, 1975).
Durant toute son existence, Pasolini poursuit un engagement idéologique et politique d'intellectuel lucide à propos des problèmes divers de son temps et soucieux de conserver une éthique intacte à travers le scabreux ou la provocation. On trouve d'abord une prise de position pour la poésie écrite en dialecte (Poesia dialettale del novecento, 1952) ou une analyse de la poésie italienne régionaliste (la Poesia popolare italiana, 1962), mais aussi des textes plus virulents comme Passione e ideologia (1960), l'Odore dell’India (1962), l'Expérience hérétique (Empirismo eretico, 1972, essai de critique littéraire et cinématographique) et les Écrits corsaires (Scritti corsari, 1975). Beaucoup de ces articles ont été réunis dans les recueils posthumes Lettere luterane (1976), Dialogues en public (le Belle Bandiere, 1978) et il Caos (1979).
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |