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Schneider, Romy

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Romy SchneiderRomy Schneider

Schneider, Romy (1938-1982), actrice française d'origine autrichienne.

Née à Vienne, Rosemarie Magdalena Albach, dite Romy Schneider, est la fille du comédien Wolf Albach-Retty et de Magda Schneider, célèbre actrice du cinéma allemand. Elle débute avec grand succès dans Lilas blancs (When der Weisse Flieder wieder blüht, 1953) de Hans Deppe et se spécialise dans des personnages de jeunes filles romantiques avec Mamz'elle Cricri (Die Deutschmeiter, 1955) de Ernst Marischka, Un petit coin de Paradis (Robinson soll nicht sterben, 1956) de Josef Von Baky, et Monpti (1957) de Helmut Kautner, avant de devenir une vedette européenne avec la série des Sissi.

Dans son premier film français, Christine (1958) de Pierre Gaspard-Huit, elle reprend le rôle tenu par sa mère Magda dans Libelei (1933) de Max Ophuls. C’est alors qu’elle rencontre Alain Delon, qui sera son compagnon pendant plusieurs années, période pendant laquelle elle diversifie ses rôles et perfectionne sa technique de comédienne. Sa carrière internationale se poursuit avec Katia (1959) de Robert Siodmak et Boccace 70 (1960) de Luchino Visconti, cinéaste et mentor qu’elle retrouve au théâtre dans Dommage qu’elle soit une putain (1961) du dramaturge élisabéthain John Ford, et au cinéma dans le Crépuscule des Dieux (Ludwig, 1972).

Elle collabore également avec d’autres grands cinéastes, comme Orson Welles pour le Procès (The Trial, 1962), Otto Preminger pour le Cardinal (The Cardinal, 1963), Clive Donner pour Quoi de neuf Pussycat ? (What's new Pussycat?, 1965) et Joseph Losey pour l'Assassinat de Trotsky (1971), tout en prêtant son talent et sa notoriété à des films de jeunes réalisateurs, comme le Combat dans l'île (1961) d’Alain Cavalier, et l'Amour à la mer (1962) de Guy Gilles. Sa rencontre avec Claude Sautet est déterminante, celui-ci lui permettant de révéler toute la profondeur et la subtilité de son tempérament d’actrice en cinq films, les Choses de la vie (1969), Max et les ferrailleurs (1970), César et Rosalie (1972), Mado (1976) et Une histoire simple (1978), pour lequel elle remporte son second césar.

Parmi ses meilleurs rôles, il faut encore citer la Piscine (1968) de Jacques Deray, le Train (1973) de Pierre Granier-Deferre, le Mouton enragé (1973) de Michel Deville, le Trio infernal (1974) et la Banquière (1980) de Francis Girod, L'important, c'est d'aimer (1974) d’Andrzej Zulawski, qui lui vaut son premier césar, les Innocents aux mains sales (1974) de Claude Chabrol, le Vieux Fusil (1975) de Robert Enrico, Clair de femme (1976) de Costa-Gavras, la Mort en direct (1976) de Bertrand Tavernier, Fantôme d'amour (Fantasma d'amore, 1980) de Dino Risi, Garde à vue (1981) de Claude Miller et la Passante du Sans-Souci (1981) de Jacques Rouffio.

Gravement malade et très affectée par la mort accidentelle de son fils, Romy Schneider a choisi de disparaître en 1982, en pleine gloire.

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