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Simon, Michel

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Simon, Michel (1895-1975), acteur suisse.

Né à Genève, François Michel Simon, dit Michel Simon, débute dans la troupe des Pitoëff, tout d’abord à Genève (1920), puis à Paris (1922), travaille avec Charles Dullin, pour rejoindre la compagnie Louis Jouvet (1926), avec laquelle il triomphe dans Jean de la Lune (1929) de Marcel Achard. Jusqu'en 1965, il joue dans une soixantaine de pièces d'auteurs aussi divers que Steve Passeur, Georges Courteline, Édouard Bourdet, Jacques Robert et René de Obaldia.

Son physique très particulier lui permet d’apparaître dans des films muets comme la Vocation d'André Carrel (ou la Puissance du travail, 1925) de Jean Choux, Feu Mathias Pascal (1925) et l'Enfant de l'amour (1929) de Marcel L'Herbier, l'Inconnue des six jours (1925) de René Sti, Casanova (1927) d’Alexandre Volkoff, la Passion de Jeanne d'Arc (1928) de Carl Dreyer et Tire-au-flanc (1928) de Jean Renoir.

Avec l’avènement du cinéma parlant, des réalisations comme l’adaptation de Jean de la Lune (1931) de Jean Choux, Baleydier (1931) de Jean Mamy, On purge Bébé (1931), la Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932) de Jean Renoir en font une vedette. Il se distingue ensuite dans l'Atalante (1934) de Jean Vigo, le Mort en fuite (1936) d’André Berthomieu, Drôle de drame (1937) et Quai des brumes (1938) de Marcel Carné, les Disparus de Saint-Agil (1938) de Christian-Jaque, mais aussi dans le Dernier Tournant (1939) de Pierre Chenal, la Fin du jour (1939) de Julien Duvivier, Circonstances atténuantes (1939) de Jean Boyer, Fric-Frac (1939) de Maurice Lehman, Derrière la façade (1939) de Georges Lacombe, la Tosca (1940) de Carl Koch et Vautrin (1943) de Pierre Billon.

Après la guerre, il brille encore dans les films de Sacha Guitry la Poison (1951), la Vie d'un honnête homme (1952) et Les trois font la paire (1957), mais également dans Un ami viendra ce soir (1945) de Raymond Bernard, Panique (1946) de Julien Duvivier, Non coupable (1947) de Henri Decoin, la Beauté du diable (1949) de René Clair, le Rideau rouge (1952) d’André Barsacq, l'Étrange désir de Monsieur Bard (1953) de Geza Radvany, Austerlitz (1959) d’Abel Gance et le Vieil Homme et l'Enfant (1966) de Claude Berri.

Michel Simon a continué de tourner jusqu’à sa mort, en 1975, notamment dans la Maison (1970) de Gérard Brach, Blanche (1971) de Walerian Borowczyk, la Plus Belle Soirée de ma vie (la Piu Bella Serata della mia vita, 1973) d’Ettore Scola et dans l'Ibis rouge (1975) de Jean-Pierre Mocky.

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