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Vitez, Antoine

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Vitez : principales mises en scèneVitez : principales mises en scène
Plan de l'article
1

Présentation

Vitez, Antoine (1930-1990), acteur, metteur en scène, directeur de théâtre et traducteur français. Héritier de Jean Vilar, il a changé l’esprit et l’aspect du théâtre en France dans la dernière partie du XXe siècle.

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Premières expériences

Né à Paris, Antoine Vitez est le fils d’un photographe qui lui communique sa passion pour le théâtre et l’emmène voir les spectacles des metteurs en scène du Cartel. Au cours de ses études secondaires, il se montre particulièrement doué pour les langues, notamment pour le russe et le grec moderne. Ayant décidé de devenir acteur, il suit des cours au Vieux-Colombier mais échoue à l'examen d'entrée du Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Au cours de Tania Balachova, il approche la pensée et les méthodes de Konstantin Stanislavski. Il joue alors quelques rôles (De Ciz dans Partage de midi en 1958), tout en gagnant sa vie grâce à des publicités à la radio, des doublages, et des traductions d’auteurs russes. De 1960 à 1962, il est secrétaire de Louis Aragon.

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Les débuts de metteur en scène

En 1966, il met pour la première fois en scène Électre de Sophocle, à la Maison de la culture de Caen, avec Évelyne Istria dans le rôle-titre. Après le Procès d’Émile Henry (1966), une tragédie-montage qu’il crée à Caen, il se consacre à deux pièces « à thèse », les Bains de Maïakovski et le Dragon d’Evgueni Schwarz (1967-1968). Il fait du théâtre en banlieue parisienne, avec peu de moyens (un théâtre « pour tous » qu’il appelle « théâtre de quartier »), monte Lenz, Tchekhov, Racine et donne en 1971 une nouvelle lecture de l’Électre de Sophocle, toujours avec Évelyne Istria.

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Les Quartiers d’Ivry (1972-1980)

Soutenu par la mairie communiste d’Ivry-sur-Seine, il crée dans cette ville une structure double : d’un côté l’atelier théâtral, de l’autre le théâtre des Quartiers qu’il inaugure avec le Faust de Goethe (1972). Déjà enseignant à l'école Jacques-Lecoq et à Nanterre, il est recruté à cette époque pour enseigner au Conservatoire. À Chaillot, il adapte à la scène Vendredi ou la Vie sauvage de Michel Tournier en 1974. L’année suivante, son Partage de midi triomphe à la Comédie-Française. Maître des « re-lectures » de classiques, il monte Racine (1975 et 1980) et le cycle des Molière (l’École des femmes, Dom Juan, Tartuffe, le Misanthrope, 1978). Fidèle à sa formule « faire du théâtre de tout », il crée des spectacles à partir d’entretiens ou de romans, s’intéresse aux auteurs contemporains, comme René Kalisky, Michel Vinaver ou Farrid Gazzah, au théâtre de marionnettes et à la mise en scène d’opéra (les Noces de Figaro, 1979, Teatro comunale de Florence).

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