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Plan de l'article
Présentation ; Effets mécaniques ; Effets d’optique ; Effets au montage ; Les caches ; Travelling Matte (ou cache-mobile) ; Infographie
effets spéciaux, en cinéma, expression désignant les techniques qui permettent de créer ou de modifier artificiellement des objets ou des personnages.
Les effets spéciaux peuvent être divisés en plusieurs catégories. Les plus simples sont les « effets mécaniques ». Ils comprennent tout ce qui est physiquement créé sur le plateau, alors que la scène est filmée normalement : ainsi utilise-t-on des maquettes pour les explosions, les murs qui s’effondrent, les coups de fusils. De tels effets remontent au tout début du cinéma et certains étaient empruntés à des spectacles joués dans les théâtres.
La seconde catégorie est constituée des effets d’optique. Ils comprennent toutes les déformations cinématographiques qui peuvent être effectuées avec une caméra ou par un traitement spécial du film à certaines étapes de son exposition. La plus simple de ces techniques est la surimpression, qui se compose de deux images superposées sur un seul négatif. Si l’effet est réalisé en imprimant deux négatifs à la suite sur une seule photo, il s’agit de la technique de la « double impression ». Il existe d’autres effets d’optique, tels que les fondus, les fondus enchaînés et les iris. Dans les fondus en fermeture, l’image s’assombrit peu à peu, jusqu’à ce que le cadre devienne complètement noir. Le fondu en ouverture se fait en sens contraire. Les fondus peuvent être réalisés par la caméra en fermant et en ouvrant le diaphragme ou en fermant et en ouvrant l’interstice de l’obturateur situé devant le film dans la caméra. Dans les fondus enchaînés, on réalise un fondu en ouverture puis en fermeture et, après avoir rembobiné le film sur la durée du fondu en fermeture, on tourne une nouvelle prise. La deuxième image apparaît alors à travers la première. Dans les « wipes » (ou volets), une image se substitue progressivement à une autre par un jeu sur la ligne de séparation mobile. Tous ces effets furent empruntés à la photographie ou aux techniques de lanterne magique, dès les premières années du cinéma. Les mouvements à reculons furent aussi obtenus à partir de 1899 en passant le film à l’envers. Mais aujourd’hui, ces effets, qui existent toujours, sont réalisés grâce à une imprimante optique. Ce mécanisme séparant le négatif du film positif ne les laisse pas en contact pendant l’impression. Le négatif est projeté image par image par un système d’objectif afin de découvrir la surface de l’image pour réaliser la pose. Cela laisse la place pour les différents caches ou filtres qui seront introduits entre les deux films pour transformer l’image dans le sens voulu.
La technique qui consiste à faire apparaître ou disparaître les objets ou à les transformer, en arrêtant la caméra et en les remplaçant par un autre objet, puis en tournant à nouveau et en collant les deux morceaux de films ensemble de façon invisible, remonte également au tout début du cinéma. Ce procédé fut d’abord réalisé par la compagnie Edison dans le film The Execution of Mary, Queen of Scots (1895), mais il fut souvent associé à Georges Méliès, qui l’utilisa dans ses films fantastiques.
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